Changement climatique

Droits fondamentaux menacés par le changement climatique

Des millions de personnes déjà concernées

Témoignages.re / 10 mars 2015

Le Haut Commissaire adjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme, Mme Flavia Pansieri, a déclaré que les catastrophes environnementales ont déplacé plus que les guerres, notant que les catastrophes menacent les droits fondamentaux de millions de personnes, à commencer par les droits à la santé, à la nourriture, à l’eau et à l’assainissement.

Une brève note d’information transmis samedi à la PANA à New York, a déclaré que le chef adjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme a fait cette déclaration au cours des sessions en cours du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies à Genève, en Suisse.

Elle a déclaré que parmi les plus vulnérables figurent les communautés dans les Etats insulaires de faible altitude qui ont été forcées de quitter leurs maisons par l’élévation du niveau de la mer en quelques décennies.

Mme Pansieri a décrit comment le changement climatique dépouille les droits à la santé, à la nourriture, à l’eau et à l’assainissement, soulignant que les catastrophes environnementales et humanitaires ont eu un impact considérable sur des millions de personnes dans le monde.

Elle a déclaré que leurs droits au logement et même à la citoyenneté de base ont été menacés par la montée du niveau de la mer, car ceux qui vivent dans les îles ont été poussées non seulement hors de leurs maisons, mais deviennent des apatrides.

Mme Pansieri a souligné que c’est seulement une question de décennies avant que les îles comme Kiribati et Tuvalu dans l’Océan Pacifique, disparaissent sous les vagues, déclarant : « Ce n’est pas juste une question de plier bagages et de s’installer ailleurs pour les communautés affectées, c’est plus que cela.

« C’est parce que les édifices gouvernementaux, les tribunaux, les hôpitaux et les écoles disparaîtront aussi, ce qui signifie que ces « réfugiés climatiques » risquent de devenir des apatrides à moins qu’ils ne puissent convaincre d’autres gouvernements de leur donner des passeports, du bien-être et de la protection », a-t-elle noté.

Mme Pansieri a ajouté que les catastrophes environnementales ont déplacé aujourd’hui plus que les guerres.

La discussion au siège de l’ONU à Genève a eu lieu à la veille d’une importante réunion pour élaborer un accord mondial sur le changement climatique à Paris, en décembre.


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