Changement climatique

El Niño en déclin, mais ses effets continuent

Bulletin de l’Organisation météorologique mondiale

Témoignages.re / 18 février 2016

Le puissant épisode El Niño a atteint son maximum et amorcé son déclin, mais il n’en demeure pas moins intense et continue d’influer sur les régimes climatiques à l’échelle du globe, a indiqué l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son dernier bulletin publié jeudi.

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Selon l’agence onusienne, ce phénomène météorologique devrait faiblir au cours des prochains mois et disparaître progressivement au deuxième trimestre de 2016.

Dans la partie centrale et orientale du Pacifique tropical, la température de l’eau en surface a dépassé la normale de plus de 2 degrés Celsius à la fin de l’année 2015, ce qui indique bien que l’épisode El Niño 2015–16, qui s’apparente à ceux de 1982–83 et 1997–98, est l’un des plus intenses jamais enregistrés. Mais il est encore trop tôt pour établir de manière certaine s’il s’agit de l’épisode le plus intense jamais enregistré.

Records de chaleur

« Nous venons de vivre l’un des épisodes El Niño les plus intenses jamais observés ; il a entraîné l’apparition de phénomènes météorologiques extrêmes sur tous les continents et a contribué aux records de chaleur enregistrés en 2015 », a indiqué le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. « D’un point de vue météorologique, l’épisode actuel a entamé sa phase de déclin. Mais nous devons rester vigilants, car il demeure relativement intense et ses répercussions sur le plan humanitaire et économique se feront sentir pendant de nombreux mois ».

« Des régions d’Amérique du Sud et d’Afrique de l’Est ne sont pas encore entièrement remises des pluies torrentielles et des inondations qu’elles ont subies. Le bilan économique et humain de la sécheresse, phénomène à évolution lente de par sa nature, est de plus en plus évident en Afrique australe, dans la corne de l’Afrique, en Amérique centrale et dans plusieurs autres régions », a souligné M. Taalas.

Sécheresse et précipitations supérieures à la normale

Selon le chef de l’OMM, les travaux scientifiques effectués pendant cet épisode permettront de mieux comprendre El Niño. « Les enseignements que nous tirerons de l’épisode actuel seront mis à profit pour renforcer notre capacité à faire face aux catastrophes d’origine météorologique, dont le nombre va augmenter en raison des changements climatiques », a-t-il dit.

Le phénomène El Niño résulte de l’interaction de l’océan et de l’atmosphère dans le centre-est du Pacifique équatorial. Il apparaît à une fréquence irrégulière allant de deux à sept ans. Il provoque des sécheresses et des précipitations supérieures à la normale dans certaines régions.


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