Changement climatique

Inondations en Australie

Du jamais vu dans le Queensland

Céline Tabou / 4 janvier 2011

Le Nord-Ouest de l’Australie est confronté, depuis début décembre, à des inondations sans précédent depuis 50 ans. Cette situation n’est pas sans rappeler le Pakistan, où des inondations meurtrières ont fait 1.760 morts, touché 21 millions d’habitants et fait 10 millions de personnes sans domicile. Il s’agissait également d’une première depuis une cinquantaine d’années.

En Australie, le bilan des autorités s’est alourdi, 22 villes rurales sont sous les eaux, 200.000 personnes ont perdu leurs habitations et 3 personnes ont péri en moins de 48 heures. Anna Bligh, Premier ministre de l’Etat du Queensland, estime que les conséquences pour la population sont énormes : « Ce qui se passe ici à Rockhampton, on ne le reverra plus avant 50 ou 100 ans ».

La montée des eaux continue

La ville côtière de Rockhampton abrite près de 75.000 habitants, qui sont aujourd’hui coupés du monde : aéroport fermé, routes au Sud et à l’Ouest bloquées. L’armée de l’air australienne a été mise à contribution pour ravitailler la population en vivres et en médicaments.

Selon certains experts, les pluies violentes sont dues au passage du cyclone Tasha et aux déluges liés au phénomène climatique de la Nina, qui auraient provoqué ces crues faisant 200.000 sinistrés. Les prévisionnistes estiment que « le pire est à venir, avec des montées des eaux pouvant atteindre jusqu’à 13 mètres dans certaines régions d’ici mercredi 5 janvier ».

Des dégâts matériels conséquents

Alistair Dawson, haut responsable de la police du Queensland, a annoncé que les inondations pourraient encore durer un mois. Julia Gillard, Premier ministre d’Australie, a annoncé que des fonds d’urgence seraient versés aux secteurs les plus affectés, tout particulièrement aux agriculteurs, premières victimes économiques de ces intempéries.

Les autorités estiment les dégâts à plus de 765 millions d’euros. « Lorsque les eaux se retireront, nous allons découvrir pas mal de dommages, mais nous allons bien évidemment travailler avec le gouvernement de l’État (du Queensland) pour reconstruire les infrastructures communales », a assuré Julia Gillard dans “Le Figaro”.

Céline Tabou



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  • Quand il y a des inondations , c’est qu’on a construit sur le lit de la rivière . Comme la rivière a un débit variable , il ne faut pas rester dans son lit quand le débit max veut passer.Le mot "inondation" n’existerait pas si on respectait le lit de la rivière....
    Maintant que partout dans le monde l’activité humiane se permet de construire dans les lits majeurs des cours d’eau , il est encore possible de rendre à la nature ce qu’on lui a pris en couvrant les bassins versants de réseaux de canaux complémentaires des cours d’eau naturels afin de prélever latéralement une partie des eaux excédentaires pour permettre des réinfiltrer l’eau sur tout les territoires afin de filtrer l’eau et de retarder les écoulements .
    http://pagesperso-orange.fr/biefs.dupilat

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