Changement climatique

Jacob Zuma : « Sanibonani nonke »

Ouverture de la Conférence de Durban sur le Climat

Témoignages.re / 29 novembre 2011

C’est par ses mots zoulous que le président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a souhaité la bienvenue aux délégués de plus de 190 pays qui participent depuis hier à Durban à la 17ème Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique.

Que de chemin parcouru ! Quand voici 20 ans, Nelson Mandela marchait vers la liberté, qui pensait que l’Afrique du Sud allait devenir une inspiration pour le monde. Quand la Convention pour la démocratie en Afrique du Sud a commencé ses travaux en 1990, qui pensait que l’Afrique du Sud allait devenir un modèle pour des négociations pour un meilleur avenir. Quand les premières élections libres se sont tenues dans ce beau pays, tout le monde a su que l’Afrique du Sud avait réussi l’impossible, c’est par ce rappel historique que Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud, a ouvert la Conférence de Durban sur le Climat.
« Cela peut paraître impossible tant que cela n’est pas fait » : ce mot d’ordre de Nelson Mandela est la ligne conductrice de l’intervention du chef de l’État sud-africain.
Jacob Zuma a souligné que l’Afrique est une des régions les plus vulnérables aux impacts du changement climatique, et beaucoup d’Africains ont malheureusement déjà expérimenté les souffrances que le changement climatique peut entrainer.
Il a rappelé les enjeux de cette conférence : consolider les avancées de la conférence de Cancún l’an dernier et ouvrir des perspectives pour l’après-Kyoto. C’est en effet l’année prochaine que le protocole doit arriver en bout de course.
Il a souligné la nécessité d’aller vers l’application du principe de la responsabilité commune mais différenciée, et de tout faire pour limiter la hausse moyenne des températures en dessous de 2°.
En conclusion, Jacob Zuma est convaincu que l’exemple sud-africain peut inspirer les délégués dans leurs difficiles négociations. « Cela peut sembler impossible, mais nous pourrons le faire », ajoute-t-il en concluant par cette expression zouloue : « Sukuma sakhe ! » (Debout et construisons !)


Deux défis de Durban

Deux étapes importantes sont identifiées par le secrétariat de l’UNFCCC.
Tout d’abord d’arriver à un accord permettant d’activer la solidarité pour aider les pays en développement à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre sans compromettre leur droit au développement.
À Cancún, il avait été question d’un fonds de 100 milliards de dollars à mobiliser à l’horizon 2020.
Le second défi, c’est que les gouvernements travaillent ensemble à réussir à limiter la hausse des températures en dessous d’un seuil permettant d’éviter les pires effets du réchauffement climatique.


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