Changement climatique

La déception de l’AOSIS

Dès les premières discussions

Manuel Marchal / 29 novembre 2012

Doha vient à peine de commencer que Marlene Moses, présidente de l’Alliance des Petits États Insulaires (AOSIS), fait part de la déception des îles : les pays riches ne veulent pas aller au-delà de leurs engagements.

C’est la confirmation des difficultés des discussions à la Conférence de Doha. Au bout de trois jours de négociations, les ambassadeurs des pays riches ne veulent rien lâcher, c’est l’opinion de Marlene Moses, présidente de l’AOSIS (Alliance des Petits États Insulaires). Les pays de l’AOSIS sont souvent des îles tropicales, comme l’est également La Réunion. Ils font donc partie des pays les plus touchés par les effets du changement climatique alors qu’ils n’y ont que très très peu contribué. Pendant que l’Occident pollue l’atmosphère de manière ininterrompue depuis plus de 150 ans, les habitants des îles doivent faire face aux cyclones, à la montée du niveau de la mer et à la destruction de leur barrière corallienne protectrice.

L’AOSIS voudrait donc que les pays riches aillent vers une seconde période d’engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais en allant plus loin dans les restrictions. C’est la revendication d’un Protocole de Kyoto renforcé, incluant les États-Unis qui se refusent toujours de signer, alors qu’Obama commence son second mandat.

Rappelons que les pays représentés à Doha doivent se mettre d’accord au plus tard en 2015 pour aboutir à un nouveau Protocole de Kyoto, souhaitons qu’il ne soit pas trop tard pour agir.

M.M.



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  • La 18e conférence des Nations Unies sur le climat a lieu au Qatar qui est le pire émetteur de gaz à effet de serre par habitant de la planète depuis une décennie. Ce pays a aussi la plus forte empreinte écologique dans le monde. Dans un tel environnement, les participants auront du mal à voir les bienfaits de réduire la consommation d’énergie et les conséquences de cette surconsommation sur l’environnement.
    Pourtant, la vérité est écrasante. L’année 2012 a battu des records de chaleur. Les glaciers fondent aussi à des vitesses jamais vues. Pire, les études décriées par les négationnistes sont tellement conservatrices que le niveau des mers augmente dans les faits 60 % plus vite que ne le pensait le groupe dexperts de l’ONU sur le climat. L’accumulation d’évidence est telle qu’aucun des négociateurs des 190 pays présents à Doha ne peut dire que le réchauffement climatique n’existe pas sans faire preuve de mauvaise foi. Aucun ne le nierait d’ailleurs si cela n’entranait pas une forme d’admission de la contribution de son pays à la catastrophe en cours.
    La conséquence de cet aveuglement volontaire est écrasante. Le réchauffement de la planète n’attend pas les personnes qui ne veulent pas y croire. Le train est lancé à une telle vitesse qu’il est déjà certain que l’humanité ne s’évitera pas le prcipice. Le Fonds vert durgence de 30 milliards d’euros, promis aux pays les plus exposs en 2009 est cependant toujours vide. Si les crises unissent les individus, elles ont tendance à diviser les nations.

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