Changement climatique

La jeunesse se mobilise aussi pour le climat

Conférence de Lima sur le changement climatique

Céline Tabou / 4 décembre 2014

Cette année a lieu la 10e Conférence de la Jeunesse (COY10), s’est tenue du 28 novembre au 1er décembre, en parallèle de la conférence internationale sur le climat à Lima (Pérou), afin de trouver des solutions aux changements climatiques.

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Les participants à la conférence de la jeunesse sur le climat aux côtés de Cristiana Figueres, secrétaire exécutive de l’UNFCCC, et Manuel Pulgar-Vidal, ministre de l’Environnement du Pérou.

Organisée par le mouvement international de la jeunesse sur le climat, ce dispositif travaille en coopération avec des partenaires locaux et internationaux, ainsi que le soutien du gouvernement péruvien. Cette conférence réunit plus de 900 jeunes leaders du monde entiers, autour des problématiques de la lutte contre le changement climatique et la promotion de modes de vie durables.

Faire participer les jeunes

Pour Christiana Figueres, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la COY10 est « une occasion extraordinaire pour renforcer le mouvement international de la jeunesse sur le climat par la construction et l’expansion des réseaux, le partage des idées, des leçons apprises et leurs réussites et l’amélioration de la coordination entre les groupes de jeunes afin d’élaborer des messages et des actions communes ».

Pour la délégation belge, l’une des rares à évoquer cette conférence, « l’objectif de cette COY est avant tout de faire connaissance et de prendre conscience des différents points de vue et des réalités que vivent ces jeunes concernés et de les traduire dans une déclaration finale (une première) que pourra être portée par les jeunes délégués qui seront présents à l’intérieur de la conférence ».

« Vous êtes une génération de solutions au changement climatique. Les jeunes se caractérisent par leur enthousiasme, leur leadership et sa passion. Tous ces éléments sont fondamentaux pour faire face au changement climatique et faire avancer le processus de négociation intergouvernemental avant », a indiqué Christiana Figueres.
De son côté, le ministre péruvien de l’Environnement, Manuel Pulgar-Vidal, a invité les participants à « jeter des ponts entre les différents acteurs parce que vous êtes la génération qui peut faire un changement. Maintenir votre idéalisme et de continuer à marcher parce que nous ne pouvons pas attendre pour lutter contre le changement climatique ».

Des axes importants évoqués

Israel Maldonado, coordonnateur général de cette conférence a expliqué que la conférence est « un effort collectif des jeunes pour les jeunes à la sauvegarde de notre planète par des actions novatrices et concertée climatique ». « Nous devons unir nos voix et les transformer en actions. Nous ne pouvons pas attendre, nous devons mobiliser solutions. Nous devons agir maintenant » a-t-il ajouté.

Selon la délégation belge, plusieurs points ont été évoqués par les participants comme la mitigation (réduire ou atténuer les effets du changement climatique CC) et l’adaptation (répondre aux effets du CC). Ces deux axes sont majeurs pour lutter contre le changement climatique, cependant les jeunes ont indiqué que leurs impacts ne dépendaient pas d’eux, mais des politiques publiques, qu’il est urgent de changer.
D’autres points comme l’équité intergénérationnelle et la politique de jeunesse et de participation et l’inclusion des jeunes ont été discutés, car « nous sommes évidemment tous concernés par le futur climatique et il est évident que les jeunes doivent faire avec ce que les générations précédentes ont fait comme choix, il est donc normal qu’ils soient impliqués, au niveau local comme global ! ».

La délégation belge déplore une conférence tournée sur « le contenu technique ». « Ce sommet, exactement 1 an avant le Sommet crucial de Paris qui sera lui très politique, se concentrera essentiellement sur le contenu et l’expertise concernant des sujets comme la mitigation et l’adaptation ou le financement », mais peu de place aux « questions sociales qui sont liées à ces changements, ni pour les jeunes ».


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