Changement climatique

La santé humaine risque de se détériorer

Effet du changement climatique

Sanjiv Dinama / 26 mars 2010

La santé humaine n’est pas épargnée par le changement climatique. Allergies, maladies liées au manque d’eau, augmentation des affections respiratoires... Le monde ne sera pas épargné par l’aggravation des pathologies causées par le réchauffement de la planète. Les maladies transmises par les moustiques ainsi que celles transmises par les tiques seront plus répandues, ont affirmé les médecins lors du Congrès Medec (Congrès annuel des médecins généralistes). Rappelons qu’à La Réunion, sous l’impulsion de Paul Vergès, la question du dérèglement climatique a été soulevée dès les années 90. En matière de développement durable, La Réunion a connu une avancée considérable. Tout cela est remis en cause par la nouvelle majorité.

Le Congrès annuel des médecins généralistes (Medec) qui s’est déroulé du 1er au 19 mars 2010 à Paris a rappelé les conséquences du changement climatique sur la santé humaine.
Les pathologies liées à l’augmentation des températures sont nombreuses, et les enfants, personnes âgées ou déjà fragilisées par une maladie seront les plus affectés.

Augmentation des maladies respiratoires

L’augmentation de la présence de polluants dans l’air à cause des vagues de chaleur aggravera les maladies respiratoires type bronchiolite et asthme, ainsi que les maladies cardio-vasculaires.

Les réactions allergiques seront plus répandues avec la modification de l’implantation des végétaux, dont l’ambroisie, très allergène. Les maladies transmises par les moustiques comme le chikungunya ou le paludisme, ainsi que celles transmises par les tiques, comme la maladie de Lyme, seront plus répandues.

Les cancers cutanés et les atteintes du cristallin dus aux rayonnements lumineux plus forts seront également à déplorer, au même titre que les vagues de canicule comme celle de 2003, qui surviendront très régulièrement. L’augmentation de la chaleur affaiblira les résistances aux vagues de froid.

Les pénuries d’eau, qui limiteront la ressource en eau potable et offriront une eau plus polluée, aggraveront les maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau type choléra, diarrhées et typhoïde.

La liste des risques sanitaires liés au réchauffement climatique est longue. L’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) donne quelques pistes : « Surveillance accrue des agents infectieux, des qualités de l’air et de l’eau, des événements extrêmes en tant que facteurs déclenchant des maladies vasculaires, respiratoires et des pollinoses, mise en place de bases de données multidisciplinaires sur climat et santé, le commencement d’une veille sanitaire qui devra être suivie par les médecins généralistes ».

Réduire impérativement les émissions de gaz à effet de serre

Le monde doit impérativement réduire les émissions de gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. Tous les pays doivent prendre des mesures.

A La Réunion, sous l’impulsion de Paul Vergès, la question du dérèglement climatique avait été soulevée dès les années 90.
En 1999, il proclamait l’autonomie énergétique de La Réunion à l’horizon 2025 à partir des énergies renouvelables.
En 2008 : 36% de l’énergie consommée étaient issues des énergies renouvelables : comparatif moyenne nationale : 12% hors nucléaire avec un objectif fixé par l’Europe de 20% en 2020.
100.000 chauffe-eau solaires individuels ont été installés à La Réunion grâce à la Région. La Réunion est la seconde Région d’Europe la mieux équipée après l’île de Chypre et devant la Grèce et l’Allemagne. Cet axe stratégique a permis de réduire la progression de gaz à effet de serre et s’est traduit par la création d’un véritable secteur économique. De même, le tram-train serait une bouffée d’oxygène pour La Réunion car le secteur des transports est aujourd’hui le plus gros émetteur de gaz à effet de serre.

Aujourd’hui, la nouvelle majorité est en train de préparer la casse de tous les projets et tout le monde s’interroge sur le devenir des avancées obtenues en matière de développement durable. Car ce qui a mis des années à être acquis peut être dilapidé beaucoup plus rapidement.

 Sanjiv Dinama 


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