Changement climatique

La température de la planète continue d’augmenter

Changement climatique

Céline Tabou / 11 février 2012

Le Groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), a établi un état des lieux de référence sur le changement climatique dans un rapport qui sera publié en 2013-2014. Les chercheurs ont confirmé que la hausse de la température de la planète devrait atteindre 2 à 5 °C en 2100.

Les chercheurs du CNRS, du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et de Météo France ont développé deux nouveaux modèles pour réduire les incertitudes liées à la prédiction du climat. À travers des simulations climatiques établies par des scientifiques français, « une tendance à l’augmentation des températures observée à l’horizon 2100 pour tous les scénarios ».

Réduire les incertitudes

Les nouvelles simulations confirment une hausse du thermomètre mondial de 2°C à 5°C en 2100 par rapport à l’époque pré-industrielle en fonction du niveau d’émissions de gaz à effet de serre de la Terre. Depuis quelques années, la communauté internationale tente de limiter le réchauffement à 2°C, bien que la planète en a déjà pris près d’un.
À l’aide de deux modèles numériques différents, les chercheurs ont testé quatre scénarios, allant d’une hypothèse "optimiste" incluant des mesures fortes et rapides contre les gaz à effet de serre, à un scénario "pessimiste". "Ces quatre scénarios reposent sur la perturbation que l’homme fait sur le climat, principalement par les émissions de gaz à effet de serre et les aérosols et par la modification de l’occupation des sols", a expliqué Stéphane Hallegatte, ingénieur Météo France, chercheur au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement, lors d’une conférence de presse, le 9 février. "Se placer sur l’un ou l’autre de ces scénarios correspond à avoir le ’droit’ d’émettre plus ou moins de CO2 dans les décennies et les siècles à venir", a-t-il expliqué.
L’objectif du GIEC est « de gagner en précision dans la prévision notamment d’être en mesure de prévoir le réchauffement à plus court terme (une ou deux décennies), ce qui s’avère plus compliqué qu’à long terme, et également par région, afin de répondre aux demandes de plus en plus pointues des élus pu des entreprises ».

Céline Tabou


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