Changement climatique

« Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques »

Appel de la société civile du monde à la COP21

Témoignages.re / 10 septembre 2015

Le 3 septembre dernier, Témoignages avait présenté l’ouvrage « Crime climatique stop ! » illustrant la mobilisation de la société civile en France à trois mois de la COP21, conférence de Paris sur le climat. Il accompagne un appel lancé par la société civile pour un autre modèle de développement refusant les énergies fossiles. Voici le texte de qui peut être qualifié d’un appel à l’autonomie énergétique, mot d’ordre lancé en 1999 par Paul Vergès et qui avait placé La Réunion en première ligne dans ce domaine jusqu’en 2010.

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Manifestation au Népal contre l’utilisation des énergies fossiles. Photo : Sanot Adhikari

« Nous sommes à la croisée des chemins. Nous ne voulons pas nous retrouver contraint.e.s à survivre dans un monde devenu à peine vivable. Des îles du Pacifique Sud à la Louisiane, des Maldives au Sahel, du Groenland aux Alpes, la vie quotidienne de millions d’entre nous est déjà perturbée par les conséquences du changement climatique. Par l’acidification des océans, par la submersion des îles du Pacifique Sud, par le déracinement de réfugiés climatiques en Afrique et dans le sous-continent indien, par la recrudescence des tempêtes et ouragans, l’écocide en cours violente l’ensemble des êtres vivants, des écosystèmes et des sociétés, menaçant les droits des générations futures. Ces violences climatiques nous frappent inégalement : les communautés paysannes et indigènes, les pauvres du Sud comme du Nord sont les plus affectés par les conséquences du dérèglement climatique.

Nous ne nous faisons pas d’illusions. Depuis plus de vingt ans, les gouvernements négocient mais les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas baissé et le climat poursuit sa dérive. Alors que les constats de la communauté scientifique se font plus alarmants, les forces de blocage et de paralysie l’emportent.

Ce n’est pas une surprise. Des décennies de libéralisation commerciale et financière ont affaibli la capacité des Etats à faire face à la crise climatique. Partout, des forces puissantes — entreprises du secteur fossile, multinationales de l’agro-business, institutions financières, économistes dogmatiques, climatosceptiques et climatonégationnistes, décideurs politiques prisonniers de ces lobbies — font barrage et promeuvent de fausses solutions. 90 entreprises sont à l’origine des deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre. De véritables réponses au changement climatique nuiraient à leurs intérêts et à leur pouvoir, remettraient en cause l’idéologie du libre-échange, et menaceraient les structures et les subventions qui les soutiennent.
Nous savons que les multinationales et les gouvernements n’abandonneront pas aisément les profits qu’ils tirent de l’extraction des réserves de charbon, de gaz et de pétrole ou de l’agriculture industrielle globalisée gourmande en énergie fossile. Pour continuer à agir, penser, aimer, prendre soin, créer, produire, contempler, lutter, nous devons donc les y contraindre. Pour nous épanouir en tant que sociétés, individus et citoyen.ne.s nous devons tout.e.s agir pour tout changer. Notre humanité commune et la Terre le demandent.

 Nous gardons confiance en notre capacité à stopper les crimes climatiques. Par le passé, des femmes et des hommes déterminé.e.s ont mis fin aux crimes de l’esclavage, du totalitarisme, du colonialisme ou de l’apartheid. Elles et ils ont fait le choix de combattre pour la justice et l’égalité et savaient que personne ne se battrait à leur place. Le changement climatique est un enjeu comparable et nous préparons une insurrection similaire.
Nous travaillons à tout changer. Nous pouvons ouvrir les chemins vers un futur vivable. Notre pouvoir d’agir est souvent plus important que nous ne l’imaginons. A travers le monde, nous luttons contre les véritables moteurs de la crise climatique, défendons les territoires, réduisons les émissions, organisons la résilience, développons l’autonomie alimentaire par l’agro-écologie paysanne, etc.
 
A l’approche de la conférence de l’ONU sur le climat à Paris-Le Bourget, nous affirmons notre détermination à laisser les énergies fossiles dans le sol. C’est la seule issue.
Concrètement, les gouvernements doivent mettre un terme aux subventions qu’ils versent à l’industrie fossile, et geler leur extraction en renonçant à exploiter 80% de toutes les réserves de combustibles fossiles.

Nous savons que cela implique un changement historique majeur. Nous n’attendrons pas que les Etats agissent. L’esclavage et l’apartheid n’ont pas disparu parce que des Etats ont décidé de les abolir, mais par des mobilisations massives qui ne leur ont pas laissé le choix.

L’issue est incertaine. Nous avons toutefois une occasion unique de renouveler la démocratie, de démanteler le pouvoir hégémonique des multinationales et de transformer radicalement nos modes de production et de consommation. Tourner la page des fossiles est une étape décisive vers la société juste et soutenable dont nous avons besoin.
Nous ne gâcherons pas cette chance, à Paris comme ailleurs, aujourd’hui comme demain.

Voir en ligne : Pour signer la pétition



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  • Signer une pétition pour lutter contre le changement climatique c’est bien , mais agir à chaque fois que c’est possible c’est mieux . Et ce n’est pas forcément ce que nous faisons . Après le temps des constats et de la réflexion Il nous faudrait maintenant passer à l’action rapidement , si non il sera trop tard,car le réchauffement climatique s’accélère un peu plus chaque année .

    Pour diminuer la production de gaz à effet de serre , il faudrait d’abord commencer par produire de l’énergie non polluante à chaque fois que cela est possible . Mais la production d’énergie est encore entre les mains de monopoles qui freinent si ce n’est empêchent les initiatives individuelles dans ce domaine .

    On pourrait par exemple multiplier par deux la production d’énergie hydraulique si on exploitait tous les sites sur lesquels on pourrait installer des turbines hydrauliques . Je pense notamment à tous les cours d’eau petits ou grands sur lesquels il est encore possible d’installer des mini ou des grosses centrales hydrauliques. Il y en a beaucoup en France . Et à la Réunion , si nous exploitons les grands gisements d’énergie hydrauliques (Rivière de l’Est ,rivière des marsouins , Langevin , Bras de la plaine ) , il y a encore une multitude de possibilités fournies par pratiquement tous les cours d’eau qui offrent des dénivelés d’une quinzaine de mètres de hauteur . Il y a aussi des capacités énormes de produire de l’énergie éolienne pratiquement sur les bords de toutes les ravines qui servent d’accélérateurs au vent .Il suffit d’aller se promener dans le parc de loisir du Colorado à st Denis pour se rendre compte de la force du vent qui souffle sur les bords du canyon . Il y a un gisement d’énergie solaire incroyable qui n’est pas suffisamment exploité de manière individuelle . Il y a aussi l’énergie des vagues .
    Il suffirait que l’Etat modifie la réglementation applicable en matière de production d’énergie pour libérer ces capacités, qu’ils élargisse les compétences des collectivités locales , communes, Départements et régions pour qu’elles soient autorisées à intervenir directement ou indirectement dans ce domaine de la production d’énergie propre, pour que la France puisse augmenter considérablement sa production d’énergie propre et par voie de conséquences diminuer sa production de gaz à effet de serre .

    Mais la diminution des gaz à effet de serre ne passe pas seulement par la production d’énergie propre . Il faudrait aussi promouvoir tous les moyens qui permettent de résorber rapidement les gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère . L’un de ces moyens est la conservation des forêts existantes et la régénération de celles qui ont disparu. Il faudrait créer une couverture végétale adéquate sur toute la terre ,capable de consommer l’excès de CO2 et autres gaz à effet de serre qui existent déjà en quantité trop importante dans l’atmosphère . Pour cela il faudrait peut être obliger chaque agriculteur exploitant une certaine surface , par exemple plus de 100 ha , de consacrer 10% de sa surface à des arbres de grande hauteur dont la capacité de résorption des gaz à effet de serre est plus importante que celle de ses cultures . Le regroupement des ces surfaces consacrées aux arbres pourraient multiplier les surfaces forestières et préserver certains écosystèmes qui sont en train de disparaitre sous la pression de l’agriculture industrielle. Les écosystèmes participent eux aussi à l’équilibre thermique . Il faudrait peut être contraindre les pays qui exploitent les forêts à les exploiter correctement en veillant à ce que chaque arbre abattu soit remplacé, et obliger ceux qui ont une surface désertique récupérable à leur donner une nouvelle couverture végétale .

    Enfin la réduction des gaz à effet de serre passe par le développement de moyens de transports moins polluants , notamment les véhicules entièrement électriques ou hybrides , qu’il s’agisse de véhicules terrestres , maritimes ou aériens . J’ai signalé il y a quelques jours la possibilité de retourner aux dirigeables en utilisant la technologie du 21eme siècle , mais il y a sans doute d’autres solutions pour produire à peu de frais l’énergie nécessaire aux moyens de transport , par exemple la fusion a froid qui aurait été expérimentée avec efficacité en 2012 , et qui pourrait fournir une énergie abondante et peu coûteuse ,adaptable sur des aéronefs ou sur des navires , mais dont assez curieusement personne n’en parle plus .
    Parmi ces moyens nouveaux de produire de l’énergie propre je peux citer ceux que j’ai proposés moi même en inventant des solutions que j’ai fait breveter à l’INPI à Paris et à L’OEB à Munich . Il suffit de consulter les banques de données sur les brevets d’invention de ces deux organismes pour en prendre connaissance et les développer dans le cadre de l’application des règles protégeant la propriété intellectuelle bien entendu .
    L’Europe fait fasse actuellement à une vague de migration sans précédent provoquée par la misère et par "le nouveau nazisme " qui se répand à grande vitesse au moyen orient et dans toute l’Afrique du Nord , porté par des organisations ou par des hommes qui utilisent la terreur pour faire progresser leurs idées .Notre président François hollande et d’autres dirigeants du monde ont compris qu’il ne fallait pas rester indifférents à ce phénomène , si nous ne voulons pas que nos pays occidentaux soient noyés bientôt par les vagues migratoires successives ,provoquée par ces nouveaux nazis , qui vont déferler sur leurs territoires , apportant de la main d’oeuvre à bon marché alors qu’il y a déjà au moins 60 millions de chômeurs dans l’Union européenne , mais apportant aussi la subversion et l’anarchie ,et peut être les éléments supplémentaires de l’armée de l’ombre déjà en place depuis longtemps et qui attendent les moments favorables pour agir et saper les bases de la société qui les accueille dans le seul but de faire progresser leur idées extrémistes . Malgré toute la générosité qui s’exprime face à ces vagues migratoires, la solution au problème de la migration se situe dans une action en amont , c’est à dire au coeur des pays qui provoquent la migration, pour faire cesser la terreur , et pour installer sur place les conditions de développement d’une société florissante et paisible .

    Le problème du réchauffement climatique n’est pas différent. Si les hommes ne prennent pas conscience de la gravité de la situation et n’interviennent pas rapidement tant en aval qu’en amont pour l’arrêter , ils devront faire face très bientôt , dans moins de 50 ans , à d’autres vagues migratoires plus importantes que celles que nous connaissons actuellement , des vagues migratoires qui vont porter tous ceux qui sont installés sur les surfaces situées à moins de 6 mètres de hauteur par rapport au niveau actuel des océans . Quand on sait quel sont les risque que contiennent les phénomènes migratoire pour les sociétés qui les accueillent , quand on sait qu’il y a déjà actuellement des centaines de millions de personnes qui habitent sur ces surfaces menacées par l’élévation du niveau de la mer , on mesure combien il nous faut prendre au sérieux ce problème du réchauffement climatique si nous ne voulons pas créer un fardeau insupportable pour nos enfants et petits enfants .

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  • je ve fais recherche sur les climat et les les vile principal ville du comoe et les limite des fleuve comoe

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