Changement climatique

Le comité de supervision du Protocole de Kyoto adopte un plan pour 2014

Préparation de la conférence de Paris 2015

Témoignages.re / 24 mars 2014

Le comité responsable de la supervision du Mécanisme de mise en oeuvre conjointe (MOC) du Protocole de Kyoto a adopté un plan pour soutenir ce mécanisme en 2014 et au-delà, tout en contribuant à son évolution en cours en tant qu’outil efficace pour la limitation du changement climatique.

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Le secrétariat de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a annoncé dans un communiqué que ce plan a été adopté lors de la 34ème réunion du Comité de supervision de la mise oeuvre commune.

La réunion a décidé de continuer à contribuer au développement de la MOC, à ajuster sa communication et sa portée pour s’assurer que les acteurs et décideurs comprennent les bénéfices de la MOC et s’assurent de la poursuite du fonctionnement du mécanisme par, entre autres, le renforcement des directives pour lui donner une plus grande clarté et le rendre plus facile à utiliser à court et long termes.

"Nous allons continuer à utiliser et à améliorer ce mécanisme et nous allons continuer à dire aux décideurs qui élaborent un accord international sur les changements climatiques que la MOC doit être maintenue et qu’elle doit évoluer", a déclaré Piotr Dombrowicki, élu président lors de la réunion.

Ces dernières années, le comité de surveillance a joué un rôle décisif dans l’amélioration de la MOC, selon la CCNUCC.

Les parties du Protocole de Kyoto devraient s’entendre sur les nouvelles règles de la MOC quand elles vont se rencontrer à Lima, au Pérou, à la fin de l’année 2014, en se basant largement sur les recommandations du comité, y compris pour un mécanisme rationalisé permettant d’exercer une surveillance plus large et plus efficace.

"La communauté internationale ne dispose que de quelques outils pratiques pour inciter l’investissement du secteur privé dans la limitation du changement climatique ; le mécanisme de mise en oeuvre conjointe est l’un d’eux", a déclaré M. Dombrowicki.

"Je pense qu’à chaque fois que les pays se penchent véritablement sur ce fait, ils parviennent à la conclusion que le MOC est un outil efficace pouvant être utilement déployé dans le cadre de la réaction internationale aux changements climatiques", a-t-il ajouté.

Selon la CCNUCC, le mécanisme de MOC, qui récompense avec des unités échangeables les projets qui réduisent ou évitent les émissions de gaz à effet de serre, est confronté à des difficultés essentiellement du fait d’une faible demande, liée au niveau d’ambition d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.

Le mécanisme est également confronté au fait que les unités de MOC sont créées en convertissant une partie de l’ensemble des émissions autorisées d’un pays, dites unités de quantité attribuée, pour lesquelles la période d’engagement du Protocole n’a pas encore été fixée.


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