Changement climatique

Les réfugiés climatiques new-yorkais

Conséquence du passage de Sandy

Céline Tabou / 8 novembre 2012

L’ouragan Sandy aura laissé d’innombrables dégâts en Amérique du Nord et dans les Caraïbes. Mais la catastrophe a surtout fait des milliers de réfugiés climatiques dans une des plus grandes villes du monde, New York.

Auparavant, les réfugiés climatiques subissaient les changements climatiques dus aux pays industrialisés, mais aujourd’hui, l’aggravation du changement climatique et ses conséquences touchent les pays développés. Conscient des bouleversements climatiques, le maire républicain de New York, Michael Bloomberg, a expliqué à la presse que «  Notre climat change. L’intensification de phénomènes climatiques extrêmes que nous avons vécus à New York et dans le monde est peut-être ou peut-être pas liée à ce changement, mais la vue de l’ampleur des dégâts devrait suffire à obliger les dirigeants élus à agir immédiatement » .

Faire face à l’urgence

Agir rapidement pour éviter que des milliers de New-Yorkais ne deviennent des réfugiés climatiques, comme c’est le cas aujourd’hui. Entre 30.000 et 40.000 New-Yorkais sont sans domicile et à la recherche d’un nouveau logement, a indiqué dimanche 4 novembre le maire Michael Bloomberg. « Je ne connais personne qui a réussi à prendre en charge autant de monde en si peu de temps », a-t-il déclaré, en comparaison avec la situation vécue à la Nouvelle-Orléans lors du passage de Katrina. Alors que la météo prévoit un froid persistant, proche de zéro, dans les jours à venir, plus d’un million de personnes sont privées d’électricité dans le New Jersey et les États avoisinants, dont le Connecticut, avec 70.000 personnes. Ces prévisions « constituent une urgence pour les habitants », a indiqué le maire de New York.

Une problématique rejetée par les États-Unis

Les centaines de familles qui ont perdu leurs maisons sont devenues des « réfugiés climatiques ». Statut contesté par les États-Unis en 2009 lors de la conférence sur le climat à Copenhague, alors que les États de la planète les plus menacés par la montée des océans comme les Maldives ou le Bangladesh avaient vivement plaidé pour une reconnaissance. Quelques semaines avant l’ouragan, les Nations unies avaient examiné un rapport appelant la communauté internationale à « reconnaître que la migration est une partie de la solution aux défis mondiaux de l’environnement ». Problématique rejetée par les États-Unis, celle-ci devrait être remise sur la table des négociations notamment pour la mise en place de programme d’aide des Nations unies.

Céline Tabou


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