Changement climatique

Les réserves en eau diminuent à Maurice

Changement climatique

Témoignages.re / 27 août 2013

Comme à La Réunion, l’île Maurice est confrontée aux conséquences de la sécheresse. C’est l’hiver le plus sec depuis 1985 à Maurice.

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Un constat scientifique des ressources en eau qui sont disponibles dans les différents réservoirs et nappes phréatiques de l’île Maurice a démontré que les réserves en eau diminuent, a déclaré samedi le président du Central Water Board, Prem Saddul.

Il a indiqué que des coupures dans la fourniture d’eau seront effectuées incessamment dans toutes les régions de l’île en vue de faire durer les réserves jusqu’à l’arrivée des prochaines grosses pluies prévues en décembre prochain.

« En attendant, la population ne doit pas gaspiller cette précieuse commodité ; nous traversons actuellement un hiver sec, le plus sec depuis 1985 », a-t-il déclaré.

Selon lui, les trois prochains mois — septembre à novembre — sont toujours secs.

« On ne sait pas ce qui se passera en décembre. Y aura-t-il des pluies ou le changement climatique les décalera à nouveau ? », s’est interrogé M. Saddul.

L’île obtient son eau de trois sources — environ 50% des nappes phréatiques, 30% des réservoirs et 20% des rivières. Toutes ont besoin des pluies pour se remplir.

Or, selon les Services météorologiques, 245mm des pluies sont tombés, soit environ 50% de la moyenne normale, entre mai et le 15 août dernier. 

« Nous n’avons, pour l’instant, aucune indication de pluie en septembre ou pas », a indiqué, de son côté, Prem Goolaup, directeur adjoint aux Services météorologiques.

Depuis quelques années, les pluies tardent à tomber sur l’île Maurice, et lorsqu’elles tombent des mois plus tard, elles provoquent des inondations sévères ; comme ça a été le cas le 13 février et le 30 mars 2013, faisant une dizaine de morts et causant des dégâts matériels considérables.

Encadré

Des coupures d’eau depuis le début du mois

Dans la région de l’Est, le cauchemar des coupures d’eau est déjà une réalité. Et, durant cette semaine, la CWA (Central Water Authority) a noté une baisse dans le niveau d’eau dans les nappes phréatiques… La CWA s’inquiète et explique la situation par une pluviométrie faible durant ces derniers mois.

Une baisse drastique dans le niveau des nappes phréatiques dans le pays durant la semaine inquiète la Central Water Authority (CWA). Le niveau à Terre-Rouge (Trianon) est d’environ 35%, tandis que Rivière Citron et Rivière-du-Poste affichent moins de 40%. A Rivière-des-Anguilles, ce taux est de 38,5%, à Rivière Patate 26%, alors que Rivière Beau-Champs est à sec. 

Pour l’heure, la CWA a identifié des sources d’eau secondaires. Cette situation s’explique notamment par une faible pluviométrie dans certaines régions ces quatre derniers mois. 

Autre zone rouge : la région de l’Est où la situation est alarmante. Tandis qu’il y a eu une chute drastique dans le niveau du réservoir Belle-Rose. La CWA a dû avoir recours à des pompes, installées à Pont Lardier, pour acheminer l’eau vers ce réservoir de l’Est de l’île. 

La CWA a aussi mobilisé des camions-citernes pour alimenter les abonnés de cette région. Les horaires de distribution ont également été revus. Les villages d’Ecroignard, de Bramsthan à Route Lalbahadoor, Route Shivala, Camp Marcelin et Camp Ithier seront alimentés en eau que de 9 heures à 15 heures. Et de 21 heures à 3 heures pour Caroline, La Laura et Petit Bois.

(Source "L’Express")


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