Changement climatique

Mobilisation pour appliquer l’Accord de Paris en Afrique

Forum africain du carbone 2017

Témoignages.re / 5 juillet 2017

Les pays africains doivent travailler en plus étroite collaboration sur l’action climatique et le développement durable : principales conclusions du Forum africain du carbone 2017.

JPEG - 83.3 ko
Manifestation d’ONG pendant la COP21

Les pays africains doivent travailler en plus étroite collaboration pour la mise en œuvre des plans d’action climat nationaux de l’Accord de Paris sur les changements climatiques et pour la mobilisation de financements climatiques, tout en intégrant au mieux l’action climatique dans la planification du développement durable. Voici la principale conclusion des ministres et des principaux représentants réunis au Forum africain du carbone, qui s’est terminé aujourd’hui à Cotonou, au Bénin.

Plus de 600 professionnels, experts et décideurs politiques, dont des ministres de toute l’Afrique et d’autres participants de haut niveau, se sont réunis à Cotonou pour dresser un bilan et aligner leurs stratégies de mobilisation de ressources financières visant à assurer un développement durable et une réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle du continent.

Continent le plus touché

« L’Afrique est le continent le plus touché par les changements climatiques. Deux tiers des Africains vivent de la terre et il est donc primordial que le continent emprunte une voie économique et développementale résiliente au climat. En accueillant le Forum africain du carbone autour du thème des actions climatiques collaboratives pour un développement durable, le Bénin démontre non seulement son propre engagement vis-à-vis des plans d’action climat nationaux, mais aussi de manière plus large, l’intérêt de l’Afrique à promouvoir les actions collectives en faveur du climat », a déclaré Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du plan et du développement du Bénin.

Alors que les pays ont déjà pris des engagements ambitieux sous l’Accord de Paris, et que cette tendance devrait se poursuivre à l’avenir, les ministres et les autres dirigeants africains ont souligné l’importance de créer un élan qui permettra la transition vers le bas carbone et une plus grande résilience au changement climatique.

Ils ont également souligné la nécessité d’établir de nouveaux partenariats afin de renforcer et de stimuler plus encore le développement durable.

Croissance effrénée

S’adressant aux délégués présents à Cotonou, la Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), Patricia Espinosa, a déclaré :

« L’Afrique connaitra une croissance effrénée jusqu’au milieu du siècle. Ce n’est pas tout. L’Afrique est l’un des moteurs les plus importants de la croissance mondiale pour les prochaines années. Les Africains sont au cœur de cette croissance. Mais la croissance doit être façonnée en fonction de critères climatiques et relatifs au développement durable. Les contributions déterminées au niveau national de l’Afrique sont des plans permettant d’attirer les investissements du secteur privé et de progresser. La mise en œuvre de l’Accord de Paris pose les fondations de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité, alors que la population devrait atteindre 9 milliards de personnes ou plus d’ici 2050. Il s’agit de nourriture, d’eau et d’énergie pour tous. Il s’agit d’emplois décents. Il s’agit de la chape de construction de communautés durables et résilientes, alimentées en énergies propres et renouvelables. »

Thèmes cruciaux

Au fil du temps, le Forum africain du carbone se développe et devient un événement régional d’action climatique qui appuie, en se combinant aux événements de l’Action mondiale pour le climat, les actions menées par les parties prenantes non-gouvernementales (ou non-Parties) en amont de la conférence annuelle des Parties organisée par la CCNUCC.
Les représentants ont abordé plusieurs thèmes cruciaux allant des options en matière de politique climatique, à l’avenir des mécanismes existants et largement utilisés, adaptés aux divers contextes nationaux et qui peuvent être élevés au niveau régional en Afrique. Plusieurs discussions se sont concentrées sur les façons de renforcer la coopération entre les Parties et les parties prenantes non-Parties dans plusieurs secteurs clés pour l’Afrique, notamment l’énergie, l’agriculture et les établissements humains, y compris le rôle des futurs marchés du carbone, en vue de stimuler l’action climatique pour le développement durable.


Kanalreunion.com