Changement climatique

Préparer l’après-Protocole de Kyoto

Rencontre de Bangkok sur le climat

Céline Tabou / 5 avril 2011

Le responsable climat de l’ONU a estimé que les pays industrialisés devaient tout faire pour éviter un « vide » après 2012, année d’expiration des engagements en matière d’émissions de CO2. « Les pays doivent faire face au fait que ce vide semble de plus en plus inévitable », a déclaré Christiana Figueres lors d’une conférence de presse à Bangkok.

Les représentants des pourparlers sur le climat sous l’égide des Nations Unies espèrent faire progresser les discussions sur la lutte contre le réchauffement climatique, alors que le Japon vit l’une des plus graves crises du 21ème siècle. De plus, les inondations en Thaïlande sont un exemple des conséquences du réchauffement climatique. « Dans le sillage de la catastrophe nucléaire de Fukushima, les gouvernements réunis à Bangkok ont à la fois une obligation et une occasion de concevoir un système de protection du climat qui favorise un modèle de développement propre et sûr d’énergies renouvelables », a déclaré Maria Tove Ryding, porte-parole climat de Greenpeace-Danmark.

La suite des précédents Sommets internationaux sur le climat

A l’instar de la dernière réunion des hauts responsables sur le climat, le traité de Kyoto est l’un des points les plus sensibles des négociations internationales sur la lutte contre le réchauffement de la planète. En effet, la première période d’engagement du Protocole de Kyoto, engageant les pays industrialisés (hormis les États-Unis, qui ne l’ont pas ratifié), à réduire leurs gaz à effet de serre (GES) d’environ 5% par rapport à 1990 va expirer fin 2012.

D’ici le prochain grand rendez-vous sur le climat à Durban (Afrique du Sud) fin 2011, « les gouvernements doivent trouver comment résoudre cette question » qui est « fondamentale », a lancé Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Toutefois, plusieurs pays, dont le Japon, ont indiqué qu’ils ne signeraient pas pour une deuxième période, jugeant injuste de se lier légalement à des objectifs chiffrés, alors que la Chine et les USA (40% des émissions globales) ne l’ont pas fait.

Céline Tabou


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