Changement climatique

Quelles alternatives ?

Le capitalisme est incompatible avec la survie de la planète -3-

Témoignages.re / 1er septembre 2017

Un colloque organisé le 27 mars dernier au Parlement européen par la Gauche Unitaire Européenne portait sur le rôle du capitalisme dans la crise environnementale. Après avoir démontré que ce mode de production est le responsable du changement climatique et des atteintes à l’environnement, ce colloque a étudié quelles sont les alternatives possibles. Le compte rendu de ce colloque a été publié dans « l’Humanité » du lundi 28 août (voir Témoignages des 30 et 31 août 2017). Voici la suite de cet article.

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Syndicalistes manifestant pour la protection de l’environnement.

Une fois reconnu que la voie préconisant la « modernisation » du capitalisme, son « verdissement », est une impasse (de même que la promotion des valeurs « post-matérialistes » ou « post-classes » qui l’accompagnent), il faut poser clairement, analyse l’historienne Stefania Barca, que « le capitalisme est le problème, » et pensez la politique a partir de cet axiome, dans des termes nouveaux par rapport à ceux du XXe siècle. « Où est-ce qu’on peut bloquer le capitalisme ? » devient une question politique centrale, explique Dorothée Haussermann, de Ende Gelände, un vaste collectif d’organisations environnementales et de groupes politiques qui concentre ses actions sur le blocage des mines de lignite et de charbon en Allemagne. « Le charbon fait partie du problème du réchauffement climatique, on doit en empêcher la production. Il faut commencer quelque part, c’est à nous de prendre les choses en mains, » explique Dorothée Haussermann.

En matière de changement climatique, ce n’est pas l’information qui nous manque, fait remarquer Rikard Warlenhus (Left Party, Suède), mais on a l’impression que changer les choses est au delà de nos possibilités. C’est, pour les raisons que l’on vient de voir, parce qu’au fond, remarque l’eurodéputé Ernest Cornelia (GUE / Die Linke), « imaginer la fin du capitalisme est impossible. » Pour lui, la question devient donc : « comment passer du stade actuel à l’étape suivante ? » Cette question est d’autant plus centrale que, comme l’explique Rikard Warlenhus, « les dossiers climatiques ont tendance à nous diviser. » Par exemple, explique Dorothée Häussermann, « le mouvement environnemental peut être conçu comme une menace à l’emploi. » C’est la raison pour laquelle une partie du mouvement syndical est converti au « capitalisme vert », bien qu’il soit évident que le chômage continue à augmenter, ou que de nombreux syndicats soutiennent les énergies fossiles. « Une difficulté à mettre sur le compte de 3 décennies de déclin du mouvement ouvrier », analyse l’historienne Stefana Barca, dont il faut être conscient qu’elle provoque des divisions. C’est pourquoi, ajoute-t-elle, il faut concevoir le combat pour l’environnement comme « une forme de lutte des classes au niveau planétaire entre forces du travail et capital. »

Constatant la vitalité des combats pour l’environnement menés partout dans le monde sous des formes et par des acteurs très différents, les intervenants insistent tous sur la nécessité de promouvoir des articulations entre tous ces mouvements et des acteurs institutionnels quand ils existent (des villes, des régions, par exemple), ou des syndicats, des partis, et ce, au niveau mondial. L’objectif est de se situer « à la même échelle d’action que notre adversaire », explique Rikard Warlenhus « parce que le capital dépasse la structure de l’Etat national. »

(à suivre)

Voir en ligne : http://www.humanite.fr/le-capitalis...



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  • La seule alternative serait une révolution au niveau mondial qui change brutalement notre façon de vivre . Mais les révolutions se font au niveau des nations ou des Etats et non au niveau mondial . A ce niveau chaque pays peut faire ce qu’il veut ,et tant qu’il n’existera pas un gouvernement mondial qui dispose de moyens suffisamment efficaces pour obliger tous les humains à vivre de la même façon , l’humanité est condamnée à subir le réchauffement climatique et à en mourir.

    Malgré leur supériorité intellectuelles les hommes sont actuellement en train de vivre tous ensemble sans se rendre compte le syndrome de la grenouille cuite dans une marmite qui chauffe tout doucement . La température de la planète monte tout doucement en s’accélérant un peu plus chaque année mais les humains ne peuvent s’empêcher de se laisser cuire à feu doux par ce qu’il faudrait faire un effort colossal pour sortir du bain chaud tous ensemble et en même temps .

    La grenouille que l’on jette dans une marmite d’eau bouillante réagit immédiatement et trouve la force nécessaire pour bondir et sortir immédiatement de l’au chaude , mais lorsqu’elle est dans une marmite d’eau froide qui chauffe tout doucement elle reste dans son bain chaud jusqu’à ce qu’elle n’ait plus la force nécessaire pour en sortir et meurt .

    Que faudrait il faire pour que tous les hommes comprennent que le réchauffement climatique qui s’accélère un peu plus chaque année nous conduit tous à une mort certaine si nous ne nous mobilisons pas tous ensemble pour l’arrêter définitivement ?.

    Il est encore temps d’agir à condition d’accepter de dépenser beaucoup d’argent dans des programmes mondiaux de protection de la planète . Mais pour cela il faudrait se libérer de la logique de la course au profit qui découle du capitalisme sauvage et au minimum créer une institution internationale basée sur une solidarité entre tous les humains qui regroupe tout le monde et qui puisse se donner les moyens de son action .

    Mais hélas, lorsque l’on constate ce que sont devenus les engagements pris à Paris en fin 2015 pour lutter contre le réchauffement climatique il faut bien se rendre compte que cette institution qui serait capable d’agir à un niveau planétaire n’est encore qu’une utopie ,et le restera encore pendant très longtemps .

    Somme nous tous des grenouilles en train de cuire à petit feu ? j’ai bien peur que oui .

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