Changement climatique

Réduire les effets du réchauffement climatique

Congrès de l’Organisation météorologique mondiale

Témoignages.re / 1er juin 2015

Des météorologues du monde entier vont étudier les moyens de renforcer les services météorologiques et climatologiques, à l’occasion du Congrès météorologique mondial, qui se tient du 25 mai au 12 juin à Genève.

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Face aux besoins croissants « d’une population mondiale en constante augmentation et de la nécessité de faire face à la variabilité et à l’évolution du climat, aux phénomènes météorologiques extrêmes, et aux préjudices qui en résultent dans tous les secteurs de la société et de l’économie ».

Organisé tous les quatre ans, le Congrès trace les orientations stratégiques et politiques mais il fixe surtout les priorités. Le congrès adoptera son budget et élira la haute direction de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), composée de 191 membres.

Réduire l’impact des catastrophes naturelles

Alain Berset, conseiller fédéral et chef du Département fédéral de l’Intérieur de Suisse, a ouvert les travaux de cette année, en présence de météorologue, hydrologue et climatologue. Dans son discours d’ouverture, il a souligné le rôle important de l’Organisation Mondiale de Météorologie, pour « relever les défis à l’échelle mondiale, dont la réduction de l’impact des catastrophes naturelles et le changement climatique ».

« Pour assurer un développement durable, la communauté mondiale a besoin d’informations fiables sur l’état du climat et les changements en cours à ce niveau. C’est là que l’OMM joue un rôle-clé, dès à présent et à l’avenir », a-t-il indiqué.
De son côté, Michel Jarraud, secrétaire général de l’OMM, a indiqué qu’il est « indispensable de promouvoir la coopération internationale et les investissements en faveur des observations et des services météorologiques et climatologiques pour renforcer notre capacité d’adaptation au temps et au climat, favoriser le développement durable et aider la société à faire face aux changements climatiques. »
Il a expliqué que « la liste des phénomènes météorologiques extrêmes est longue, et les études scientifiques montrent avec de plus en plus de certitude qu’au moins une partie d’entre eux est favorisée par les changements climatiques d’origine humaine ».

L’humanité en danger

Des phénomènes de plus en plus extrêmes comme en Inde, où une vague de chaleur a tué plus de 1 800 personnes. C’est un évènement sans précédent depuis une vingtaine d’années. Sans compter la diminution de la taille de la banquise arctique, la sécheresse dans le sud-est du Brésil et la Californie et les inondations historiques au Chili et dans le sud du Malawi.
Pour Michel Jarraud, « l’humanité devra donc inévitablement faire face à un réchauffement de la planète dans les siècles à venir ». Dans un tel contexte, les participants vont tenter d’élaborer de nouveaux programmes d’action mondiaux pour l’après-2015 et ainsi faire contribuer l’OMM et les Services météorologiques et hydrologiques nationaux.

Un bilan sera élaboré du Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC), lancé en 2011 et placé sous la direction de l’OMM. Le CMSC vise à améliorer la prestation et l’utilisation des services climatologiques. Le but est d’établir une politique d’adaptation aux changements climatiques, et d’instaurer des priorités, qui sont pour l’heure l’agriculture et la sécurité alimentaire, la gestion des ressources en eau, la santé, la gestion des catastrophes et les environnements urbains.

Pour Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, ce 17e congrès météorologique mondial se réunit à un moment décisif ». D’autant plus qu’il se déroule six mois avant le sommet mondial du climat à Paris, dont l’enjeu est la conclusion d’un accord mondial destiné à limiter le réchauffement climatique à un maximum de 2 degrés par rapport à l’ère pré-industrielle. Raison pour laquelle, « 2015 doit être l’année d’une action mondiale. »

SaiLin


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