Changement climatique

Retour du black-rot dans les vignes à cause du changement climatique

Une maladie disparue revient dans les vignobles en France

Témoignages.re / 17 février 2016

À côté du mildiou, ennemi de la vigne toujours présent, un autre ennemi historique, l’oïdium, continue de s’étendre suite à l’évolution actuelle du climat. Par ailleurs, l’explosion du black-rot (ou pourriture noire) dans certains vignobles du Sud-Est en 2015 constitue un nouvel enjeu pour les viticulteurs, indique l’Institut coopératif du vin dans un communiqué publié hier dont voici un extrait.

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Quels pays produiront du vin dans 50 ans ?
L’abus d’alcool est dangereux, à consommer avec modération. (photo Phovoir)

Les conséquences du changement climatique sont visibles sur la physiologie de la vigne (avancées des dates de floraison et de vendange...). Avec des températures supérieures à 1°C par rapport à la normale, 2015 figure au troisième rang des années les plus chaudes depuis 1900. Pour le seul mois de décembre, les températures ont été de 3,9°C supérieures à la normale. Les évolutions climatiques modifient le cycle biologique des ravageurs et les conditions de conservation des champignons à l’origine des maladies de la vigne.

Parmi les nouveautés dans les vignes en 2015, une ancienne maladie fait son retour : le black-rot. En forte recrudescence l’an dernier, la pourriture noire a entrainé, à titre d’exemple, la perte sèche de 5 millions de bouteilles dans le département du Gard. Les techniciens sont sur le qui-vive : s’agit-il d’un épiphénomène ou d’une maladie à considérer comme majeure ?

Les maladies historiques de la vigne restent malheureusement toujours d’actualité : le mildiou et l’oïdium. Depuis le début des années 2000, l’oïdium s’est étendu des vignobles méridionaux aux vignobles septentrionaux (Beaujolais, Bourgogne, Champagne) et atlantiques (Bordelais), réclamant une grande vigilance des viticulteurs dans ces vignobles. A ces préoccupations s’ajoutent des insectes : l’un entraînant de manière indirecte la mort des ceps dû à une cicadelle, insecte piqueur véhiculant un phytoplasme (voisin d’un virus). 65% du vignoble français est ainsi touché. L’autre, une chenille perforant les baies du raisin, l’Eudémis, dont la pression augmente d’années en années pouvant entraîner la perte de récolte et de qualité en absence de protection.


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