Changement climatique

Revoir l’urbanisme pour s’adapter au changement climatique

Inondations, glissements de terrain…

Céline Tabou / 10 août 2010

L’intensification des pluies, inondations, glissements de terrain et incendies sont des conséquences au changement climatique. Ces changements sont dus au réchauffement climatique de la Terre. Pour parer à d’éventuelles catastrophes comme celles que vivent la Chine, l’Inde et la Russie actuellement, les responsables politiques doivent dès à présent trouver des solutions.

Le monde n’est pas à l’abri des effets du changement climatique. Un pays peut être paralysé par des inondations et incendies si l’urbanisme n’est pas corrigé dans les années à venir. En effet, la construction d’habitations ou commerces sur des zones inondables peut provoquer des dégâts matériels, mais aussi humains et financiers. Chacun doit mettre en place une politique d’aménagement du territoire prenant en compte les risques d’inondations et d’incendies.

Inondations et glissements de terrain en Chine

La Chine vit une saison pluvieuse dense depuis la mi-juin. De nombreuses inondations ont eu lieu dans le Nord, le centre, et maintenant dans le Nord-Est du pays, causant d’importants dégâts matériels et humains.
Dans le Gansu, après les glissements de terrain dans le Nord-Est de la Chine samedi 7 août, les sauveteurs tentent de retrouver les milliers de disparus. Le dernier bilan humain dans cette région montagneuse fait état pour l’heure d’au moins 127 morts, 1.294 disparus et 88 blessés. D’après l’agence de presse “Xinhua”, « au moins un village a été entièrement submergé ».
Afin de retrouver les disparus, et d’aider les personnes blessés et les 45.000 personnes évacuées, plus de 4.500 soldats, policiers, pompiers et membres du personnel médical ont été déployés pour participer aux opérations de recherche et de secours, a indiqué la télévision CCTV. D’après les autorités, près de 1,4 million de maisons ont été détruites, et les dégâts sont estimés à 30 milliards d’euros.
Le gouvernement chinois est en train de chercher des solutions pour parer à d’éventuelles catastrophes à venir. Pour cela, le Conseil des Affaires d’Etat a demandé aux gouvernements locaux de renforcer leurs efforts dans la lutte contre les inondations. « Les responsables, à tous les niveaux, doivent suivre de près la situation et garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens, recommande le Conseil », a expliqué Radio Chine International.

La hausse des températures conduit à des incendies dévastateurs

La Russie vit la pire canicule de son histoire. Cette hausse des températures, entre 30 et 40 degrés, a entraîné des incendies dévastateurs. Surpris par l’ampleur de la situation, les Russes comparent cette catastrophe à celle de Tchernobyl. Car deux semaines après le début des incendies, ceux-ci ne faiblissent pas. En effet, des fumées nocives étouffent Moscou et ses alentours, et les habitants sont obligés de rester enfermés ou de s’exiler.
Le gouvernement est pointé du doigt pour son inefficacité. Le journal "Paris-Normandie" révèle que « des médecins moscovites évitent de diagnostiquer des maladies liées à des coups de chaleur ou à l’inhalation de la fumée dégagée par les incendies de crainte de perdre leur travail, laissant entendre que la Russie n’a pas rompu avec la tradition soviétique de minimiser l’impact des catastrophes ».
Aujourd’hui, l’ampleur est telle que les autorités vont devoir mettre en place une politique d’aménagement du territoire et écologique pour qu’une autre catastrophe de ce type ne se reproduise. D’autant que ces incendies sont les conséquences de la sécheresse qui a sévi dans le pays. Le réchauffement climatique risque de continuer dans la région, car les fumées dégagent d’importantes quantités de CO2.

La Réunion doit se préserver à de tels risques

A La Réunion, chacun constate les dégâts des inondations et des incendies à l’étranger, mais ces catastrophes peuvent aussi arriver dans notre île. En effet, si des dispositions ne sont pas établies pour évaluer les risques possibles, notamment en matière d’aménagement du territoire, La Réunion pourra vivre de tels phénomènes.
D’autant plus que les assurances ne pourront pas à chaque fois rembourser ses assurés, car les coûts financiers ne vont cesser de s’élever. Seule une politique efficace pourra éviter l’ampleur des catastrophes que connaissent la Chine et la Russie.
Celle-ci se doit d’être préventive, pour anticiper les évènements, et les responsables politiques doivent dès à présent trouver des mesures pour éviter que ces catastrophes naturelles ne fassent autant de dégâts matériels et humains à La Réunion.
Les élus et responsables politiques réunionnais doivent aussi faire des propositions pour protéger l’île de ces évènements, et publier leur plan de prévention pour parer aux risques. Car c’est au gouvernement d’assurer les gens et non plus aux assureurs eux-mêmes. Ces derniers ne peuvent pas payer indéfiniment les conséquences d’une mauvaise politique territoriale et environnementale. Car les frais retomberont immanquablement sur le dos des assurés.
Ces changements climatiques ont non seulement des effets sur l’urbanisme, mais aussi dans les zones glaciaires et désertiques, comme au Groenland où un immense bloc de glace s’est détaché, ou encore dans le désert de l’Himalaya où des orages violents ont frappé la région du Cachemire, en Inde.

Céline Tabou


L’Himalaya pris par les eaux

Des orages violents qui ont frappé le désert de l’Himalaya dans la région du Cachemire, en Inde, ont entraîné la mort au moins 112 personnes, et plus de 400 blessés, selon les déclarations des autorités samedi 7 août. La montée des eaux, liée aux fortes précipitations, a détruit des maisons, coupé les communications et déposé jusqu’à 4 mètres de boue sur les autoroutes, selon les autorités locales et des témoins. 7.000 soldats ont été mobilisés pour la reconstruction des routes et ponts. L’armée a indiqué qu’au moins 300 personnes étaient portées disparues et 25.000 autres directement affectées par la catastrophe. Trois jours après de brusques inondations, qui ont fait au moins 150 morts en Inde et ravagé la ville de Leh, des centaines de touristes sont bloqués dans la région himalayenne.


Le Groenland fond de manière alarmante

Un bloc de glace de la taille d’une île s’est détachée d’un glacier polaire dans le Nord du Groenland. La fonte de ce bloc est due à la hausse des températures, selon l’universitaire Andreas Muenchow. « l’Arctique n’avait pas perdu une telle masse de glace depuis 1962 ».
Le glacier a une superficie d’au moins 260 kilomètres carrés, et l’eau douce contenue dans cet iceberg pourrait « alimenter l’ensemble du réseau public d’eau potable américain pendant 120 jours », affirme le chercheur.
La vitesse d’écoulement des glaciers du Groenland, qui débouchent sur la mer, affecte directement le niveau des océans, qui monte actuellement d’environ 3 millimètres par an. La calotte glaciaire du Groenland, qui est le plus grand réservoir d’eau douce de l’hémisphère Nord, a fondu à un « rythme alarmant » au cours des dernières années sous l’effet du réchauffement climatique, selon un rapport du Conseil arctique publié fin 2009.


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