Déplacements - Transports

Air France doit trouver 2 milliards d’euros en moins de 2 ans

Crise du transport aérien : présentation du plan « Transform 2015 »

Céline Tabou / 25 mai 2012

La compagnie nationale française a annoncé qu’elle devait réduire ses coûts afin de gagner en productivité pour se redresser. Lors de son comité central d’entreprise, jeudi 24 mai, les orientations de son projet pour réformer ses activités moyen et long-courrier, ainsi que la maintenance et le cargo ont été présentées.

En avril, Air France pensait développer différemment sa filiale Transavia dans le développement du « low-cost », de plus, la compagnie souhaitait mettre en place une nouvelle offre commerciale long-courrier, une réduction de la flotte cargo, une réorganisation de la maintenance et également le regroupement des filiales Britair, Régional et Airliner.

Réorganisation de la desserte

Air France a présenté aux syndicats une réorganisation de ses vols courts et moyen-courriers, avec en particulier la création d’un pôle régional regroupant trois compagnies existantes et la montée en puissance de la compagnie « low cost » Transavia, a déclaré une représentante syndicale, à l’agence de presse, Reuters. Cependant, en plein comité, Béatrice Lestic, secrétaire générale de la CFDT, présente au comité central d’entreprise (CCE), a indiqué que la compagnie « a annoncé un projet de regroupement de ses filiales régionales Régional, Brit Air et Airlinair ».
Les réductions de personnel — prévues — devraient être connues à la fin du mois de juin. Air France-KLM, dont l’État français détient 15,9%, veut économiser deux milliards d’euros d’ici fin 2014. Toutefois, la flotte de la compagnie « low cost » Transavia devrait se développer, avec une vingtaine de Boeing 737, d’ici 2015 contre 8 aujourd’hui. « Transavia restera hors du pôle régional et connaîtra une montée en charge sur les trois prochaines années sur des lignes loisirs autour de la Méditerranée », a expliqué la syndicaliste. L’objectif d’Air France est d’étendre ce modèle dans d’autres aéroports, notamment en province. « Il n’y a pas de gros changement stratégique sur le modèle économique mais des adaptations sensibles sur le court- et moyen-courrier », a expliqué Béatrice Lestic.

Deux mesures en attendant le plan social

En attendant, le plan social, les départs naturels ne seront pas remplacés et devraient concerner 2.400 postes au total pour les trois ans à venir. À cette mesure, un plan de départs volontaires pourrait être lancé et concernerait près de 2.500 personnes, selon des estimations récemment évoquées par la presse, démenties par la direction et non confirmées par les syndicats, a indiqué le site 20minutes.
En 2010, la compagnie avait mis en place un plan de départs volontaires, qui avait concerné 1.800 personnes. Après avoir accepté le gel des embauches et des salaires, les syndicats veulent l’assurance que le personnel sera récompensé de ses efforts si la situation d’Air France s’améliore à nouveau, dans un secteur promis à une solide croissance annuelle de son trafic. « Nous souhaitons une clause de retour à bonnes fortunes, de manière à ce que, si l’entreprise devait à nouveau faire un bond en avant, les salariés soient récompensés de l’effort qui est consenti », a déclaré Philippe Chassonnery, de Force Ouvrière.

Céline Tabou


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