Déplacements - Transports

ATR-FNAUT : « l’ouverture de nouvelles carrières ne s’impose pas »

Carrière de Menciol : Contribution de l’association Alternative Transport Réunion

Témoignages.re / 23 septembre 2016

Dans un communiqué, l’association ATR-FNAUT apporte sa contribution à l’enquête publique sur le projet d’ouvrir une carrière à Saint-André pour répondre aux besoins en matériaux de la route en mer.

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L’enquête publique pour la carrière de Menciol vient de se terminer alors que l’un de vos organes de presse nous avait informés de la faible participation du public.

Compte tenu de l’enjeu, cela devrait être un motif suffisant pour que le Commissaire enquêteur demande au Préfet la prolongation de l’enquête.

Nous ne sommes pas obligés de faire des digues

Nous pouvons faire une route sans digues entre la Possession et Saint-Denis.

Les digues sont pénalisables car elles nous imposent des années (10 ans ?) de carrières :

  • polluantes pour les nappes phréatiques très proches,
  • dangereuses pour la santé des riverains ou le trafic automobile,
  • néfastes à l’économie agricole et immobilière,
  • aux trous béants impossibles à remettre en état qui seront remblayés par des déchets !
    L’Etat avait envisagé en 2004 pour la route littorale plusieurs scénarios moins gourmands en matériaux dès les premières consultations publiques. Des tracés terrestres avaient été envisagés en passant :
  • par les hauts de la Montagne,
  • en moyenne altitude,
  • par tunnel.
    Le scénario de tracé par mer envisageait le tout viaduc ou un tracé plus près du pied de falaise en récupérant les matériaux extraits alors en grande partie du tunnel du tram-train.

C’est le projet actuel de NRL qui, abandonnant le tram train et en s’éloignant d’avantage dans l’océan, réclame des digues plus importantes. Les concepteurs n’avaient pas prévu alors la nécessité d’ouvrir de nouvelles carrières. Cela s’impose par le choix d’un tracé en mer.

Le projet de route en mer n’est pas obligatoire et peut encore être réorienté sur un tracé terrestre moins gourmand en matériaux et moins cher. Le chantier actuel est toujours à ses débuts et son point de non-retour n’est pas encore atteint. Les travaux existants peuvent être intégrés dans un tracé terrestre !

Il n’y a pas d’urgence à continuer la NRL. Pas plus hier avec les accords de Matignon 1 qu’aujourd’hui avec les accords de Matignon 2, il n’y a d’urgence à poursuivre la mauvaise voie tracée par la NRL en mer ! Nous ne sommes pas obligés de poursuivre ce projet mal pensé qui mobilise tant d’opposition et qui ne profite qu’aux majors du BTP (98% du marché).

Ce projet qui pèse pourtant 32% de l’économie du BTP réunionnais ne profite qu’à 6% des emplois du secteur (700). Nous sommes très loin des promesses de créations d’emplois faites par ses promoteurs.

En 2010 la Région avait décidé elle-même d’abandonner en « cours de route » le projet de l’Etat et celui du Tram-train de ses prédécesseurs. Elle n’a pas estimé l’urgence de poursuivre les projets des accords de Matignon 1 (12 km de route du littoral et 43 km de tram train) qui seraient aujourd’hui livrés.

La Réunion ne peut encore rendre ses projets de grands équipements tributaires des rivalités électorales au risque de reproduire les erreurs d’aménagement d’hier. Un grand chantier doit créer des activités économiques nouvelles ce que la NRL ne fait pas.

L’ouverture de nouvelles carrières ne s’impose pas.

Le Président, Bruny Payet



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Messages






  • Vive le retour du Train ici, et ce n’est ni les gramounes qui regrettent tous le CFR de jadis auquel ils pensent avec nostalgie que les ouvriers d’Alsthom qui s’en plaindront. Il faudrait que la SNCF s’installe ici, pour avec la Région Réunion, créer le TER PEI ! Tout simplement. Courage, en train, ce sera très bien, certain.
    Arthur.
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