Déplacements - Transports

La Réunion à l’écart d’un mouvement mondial ?

Réseaux ferroviaires : Alors que le monde avance…

Sanjiv Dinama / 6 avril 2010

Alors que Didier Robert veut annuler le projet Tram-train à La Réunion avec l’aide du gouvernement, le monde entier se lance aujourd’hui à l’extension des réseaux ferroviaires. Selon le quotidien “South China Morning Post”, la Chine est en pourparler avec 17 pays pour étendre son réseau ferroviaire à très grande vitesse. Pékin-Londres se fera bientôt 48 heures par rail. Ce dernier est plus sûr et plus fiable pour les passagers comme pour le fret, presque aussi rapide que l’avion et sans pollution.

Didier Robert compte sur le gouvernement pour l’aider à accomplir sa décision de supprimer le tram-train à La Réunion. Cela serait alors la plus grave erreur dans l’aménagement du territoire de La Réunion depuis 50 ans. Il faudrait en effet remonter à la suppression du chemin de fer pour retrouver une décision aux conséquences aussi catastrophiques. Si Didier Robert arrivait à ses fins, ce serait avec l’aide du gouvernement actuel, car le nouveau président de la Région demande à Paris de démanteler le tram-train en remettant en cause le Protocole de Matignon, signé en janvier 2007 par la collectivité et l’État.

Le plus grand projet d’infrastructure ferroviaire de l’Histoire

Dans le même temps, tous les pays du monde se lancent dans l’extension de leur réseau ferroviaire. A l’exemple de la Chine qui a déjà le réseau ferroviaire à grande vitesse le plus avancé et étendu du monde, celui-ci sera bientôt connecté à tous les chemins de fer de l’Europe et de l’Asie !
Selon le quotidien “South China Morning Post”, la Chine est en pourparler avec 17 pays pour étendre son réseau ferroviaire à très grande vitesse et notamment vers l’Europe et le reste de l’Asie, avec des premières négociations et des enquêtes de faisabilité déjà validées. C’est le plus grand projet d’infrastructure ferroviaire de l’Histoire. La Chine espère boucler ce projet d’infrastructure géante dans les 10 ans.

Participation d’autres pays comme l’Inde

Projet qui comprendra trois grandes lignes fonctionnant à une vitesse de 320 km/heure.
La première ira de la gare de King’s Cross, à Londres, jusqu’à Pékin (8.100 km à vol d’oiseau) pour un trajet d’environ 48 heures. La seconde ligne couvrant le Sud de la Chine, le Vietnam, la Thaïlande, la Birmanie et la Malaisie a déjà commencé. Enfin, la troisième ligne construite reliera l’Allemagne et la Russie, traversera la Sibérie pour aboutir en Chine.
La Chine a annoncé que d’autres pays, comme l’Inde, se sont manifestés pour les phases de réalisation du projet, en mettant en avant leur expérience dans la conception et la construction de leur propre réseau ferroviaire à grande vitesse.

Pour des trains plus sûrs et aussi rapides que l’avion

Ces 17 pays sont favorables car c’est un moyen de transport efficace, rapide et sans émission de carbone. L’enjeu est de taille pour le Cambodge, le Vietnam et la Birmanie, qui veulent reconstruire leur réseau, mais aussi pour l’industrie ferroviaire chinoise, en plein boum. La Chine elle-même a entrepris une gigantesque modernisation de ses chemins de fer. En cinq ans, elle se dotera d’un réseau à grande vitesse de 30.000 km.
Rapellons que le premier TGV chinois roule depuis décembre 2009. Un premier maillon, entre Canton et Wuhan, a été inauguré en décembre : 1.100 km sont couverts en trois heures, plus vite qu’avec le TGV français.
Le rail est plus sûr et plus fiable pour les passagers comme pour le fret, et presque aussi rapide que l’avion et sans pollution. « Notre but est de faire en sorte que nos trains soient aussi rapides et sûrs que l’avion, le meilleur des scénarios serait que les 3 réseaux soient achevés dans 10 ans », explique Wang Mengshu, un responsable de l’Académie chinoise d’ingénierie.

Sanjiv Dinama


Kanalreunion.com