Déplacements - Transports

Les réseaux ferroviaires en plein essor

La Réunion à l’inverse du Monde

Sanjiv Dinama / 2 juin 2010

Alors qu’à La Réunion, la nouvelle majorité à la Région enterre le tram train avec des conséquences dramatiques pour l’emploi, on observe aujourd’hui un mouvement mondial en faveur de l’extension des réseaux ferroviaires. Ainsi la ville de Beijing aura plus de 1000 kilomètres de lignes ferroviaires en service avant la fin de 2020 d’après le nouveau programme de construction décidé par la municipalité. De même dans les pays du Magreb s’est tenu la semaine dernière la conférence sous le thème “le rail, vecteur d’intégration maghrébine”. Le sujet central de cet évènement fut la ligne ferroviaire, qui s’étalera sur les cinq pays, Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Lybie, et créera 35.000 emplois.

La capitale chinoise projette d’avoir 15 lignes ferroviaires en service dont la longueur totale atteindra 561 kilomètres en 2015, a précisé le vice-maire.

Beijing comptait 228 kilomètres de lignes de métro et de lignes ferroviaires en 2009 et la longueur de ces lignes va atteindre 330 kilomètres avant la fin de cette année, après la mise en service de cinq nouvelles lignes.

On assiste à une explosion de la construction de lignes ferroviaires urbaines en Chine. Plusieurs autres villes chinoises s’efforcent également de résoudre les problèmes d’embouteillage provoqués par la croissance rapide du nombre de voitures privées, en développant le réseau ferroviaire.

Shanghai, le centre commercial et financier de la Chine, prévoit d’avoir 970 kilomètres de lignes ferroviaires en 2020.
Li Bingren, économiste en chef du ministère du Logement et de la Construction urbaine et rurale, a déclaré que « le moyen le plus efficace pour réduire les embouteillages est d’investir davantage dans le transport ferroviaire, et de réduire le nombre de voitures sur la chaussée ».

En 2009, la Chine comptait 962 kilomètres de lignes ferroviaires urbaines et leur longueur totale dépassera 2500 kilomètres en 2015, a ajouté Tan Qinglian, le président de la Société d’Ingénierie civile de Chine.

Economie d’énergie et grande mobilité

De même dans les pays du Maghreb, s’est tenu la semaine dernière, la conférence sur le transport ferroviaire, sous le thème “le rail, vecteur d’intégration maghrébine”. Le sujet central de cet évènement fut la ligne ferroviaire rapide trans-maghrébine, qui s’étalera sur les cinq pays, Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Lybie.

Les trains à grande vitesse représentent un moyen de locomotion de grande utilité, leur grande capacité qui atteint les 1000 passagers et leur degré d’adaptation à l’environnement et aux intempéries.

Abderrahim Zouari, ministre du Transport a insisté sur l’importance de la création d’un réseau ferroviaire moderne et complémentaire, pour son rôle crucial dans le développement économique, sur le plan national et régional. La logistique nécessaire pour la mise en place d’un réseau moderne et efficient, est un enjeu indispensable pour améliorer la productivité, développer les échanges et hisser l’emploi. D’ailleurs la création de 35.000 emplois est prévue dans le volet logistique, qui s’appuiera sur les nouvelles technologies à travers le transport intelligent, pour une meilleure compétitivité. « J’appelle les cinq pays à unifier leurs choix techniques et à lancer une structure pour l’échange des données et de l’information dans le seul but de faciliter et d’accélérer la réalisation de cette voie trans-maghrébine  » ajoute le ministre.

Les lignes de trains rapides électriques permettront une grande économie d’énergie qui atteint les 45% et une grande mobilité, à raison d’un train toutes les cinq minutes en Tunisie.

Un coup fatal porté à l’économie réunionnaise et à l’emploi

A La Réunion avec l’enterrement du tram train, ce sont au total plus de deux milliards d’euros d’investissements et plusieurs milliers d’emplois qui sont remis en cause, alors que le pays a un besoin urgent d’infrastructures et de travail.

Jadis secteur le plus dynamique de l’économie de notre île car fort de plus de 23.000 salariés, le BTP voit se dessiner un coup fatal. L’arrêt du tram-train et le retard de la mise en chantier de la route du littoral auront un résultat dramatique : c’est un coup fatal porté au BTP avec des conséquences dramatiques pour l’emploi au moment où notre pays compte près de 135.000 demandeurs d’emploi.

Sanjiv Dinama


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