Déplacements - Transports

Nouvelle initiative de l’UE pour lutter contre la piraterie dans le golfe de Guinée

Sécurisation des routes maritimes

Témoignages.re / 15 janvier 2013

L’Union européenne a annoncé hier un nouveau projet qui renforcera la sûreté et la sécurité des routes maritimes entre sept pays africains dans le golfe de Guinée.

Le programme CRIMGO (routes maritimes critiques du golfe de Guinée) aidera les gouvernements d’Afrique centrale et occidentale à rendre les principales routes maritimes plus sûres grâce à la formation des gardes-côtes et à la mise en place d’un réseau permettant l’échange d’informations entre les pays et les agences de la région.
Lorsqu’il a annoncé le projet, M. Andris Piebalgs, commissaire au Développement, a fait la déclaration suivante : « Sans sécurité, le développement ne peut jamais vraiment atteindre les populations qu’il vise. C’est pourquoi notre nouveau projet, qui contribuera à améliorer la sécurité des transports en Afrique occidentale, est si important. En rendant les eaux plus sûres, nous contribuerons à dynamiser les échanges et la croissance, et offrirons à ces populations davantage de possibilités d’assurer leur subsistance, ce dont elles ont si désespérément besoin ».

13% des importations de pétrole de l’UE

Le projet sera mis en œuvre à partir de janvier 2013 dans 7 États côtiers africains : le Bénin, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe et le Togo.
Le golfe de Guinée représente actuellement 13 et 6% des importations de pétrole et de gaz dans l’UE. Toutefois, les actes de piraterie et les vols à main armée, de même que les trafics d’armes et de drogues ou encore la traite d’êtres humains, constituent une menace réelle pour la sécurité de la région. Rien qu’au Nigéria, quelque 98 actes de piraterie, de vols à main armée commis en mer et de pollution maritime ont été enregistrés entre 2008 et 2012.

Coordination des gardes-côtes

La région souffre actuellement d’un manque de coordination entre les gardes-côtes et entre les différentes régions. De plus, il n’existe pas encore de norme commune de formation maritime et le partage d’informations entre les pays concernés est insuffisant.
L’UE contribue à hauteur de 4,5 millions d’euros au projet GRIMGO au titre de son instrument de stabilité.
Parmi les autres partenaires du projet figurent France Expertise International (FR), la Direction de la coopération de sécurité et de défense (FR), la Direção-Geral de Política do Mar (PT), la Fundación Internacional y paralberoamérica de Administración y Políticas Públicas (ES), le Foreign and Commonwealth Office (UK), la Satakunta University of Applied Sciences (FI), l’International Maritime Safety Security Environment Academy (IT) et la Szczecin Maritime University (PL).

Programme pour les routes maritimes critiques

Le programme met l’accent sur la sécurité et la sûreté des grandes routes maritimes. Il a pour objectif d’améliorer la sécurité et la sûreté en mer et d’aider ainsi à rendre plus sûres les voies de navigation et de transport marchand. Sur le long terme, le programme vise à améliorer la gouvernance maritime. Ce programme transrégional a vu le jour en 2009 et a concentré ses activités sur l’Asie du Sud-Est, l’Ouest de l’océan Indien et le golfe de Guinée. Depuis son lancement, 16 millions d’euros ont été alloués à ces activités.

Instrument de stabilité

L’instrument de stabilité est un outil stratégique qui associe sécurité et développement. Il a pour but premier de soutenir les mesures visant à maintenir ou à rétablir les conditions qui doivent permettre aux pays partenaires de l’UE de poursuivre leurs objectifs de développement à long terme.

Il complète les instruments et politiques géographiques et thématiques existants de l’UE, les actions relevant de la politique extérieure et de sécurité commune, les organisations régionales et internationales et les programmes bilatéraux réalisés par les États membres de l’UE. L’instrument apporte une valeur ajoutée dans la mesure où il permet d’intervenir là où les instruments de développement géographiques ou autres ne peuvent pas être utilisés ; il peut également être déployé pour faire face aux menaces qui pèsent sur la sécurité, ce que ne permettent pas les instruments de développement traditionnels.


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