Déplacements - Transports

Nouvelle Route du littoral : enquête publique d’ici la fin de l’année

Livraison en 2017 d’un chantier du Protocole de Matignon

Témoignages.re / 8 mars 2010

Mardi dernier, les élus de la Commission permanente ont pris connaissance des propositions du dernier Comité de pilotage de la nouvelle route du littoral. Marquée par la participation du chef de file de l’opposition, Dominique Fournel, cette réunion avait débouché sur l’adoption à l’unanimité de plusieurs aspects du calendrier. Outre une livraison comme prévu en 2017, l’année 2010 sera marquée par l’enquête publique, procédure préalable à la déclaration d’utilité publique décidée par l’État, étape indispensable au lancement du chantier. Tout comme le tram-train, la nouvelle Route du littoral est inscrite dans l’accord de financement signé à Matignon entre le président de la Région et le Premier ministre, et contresigné à la Région Réunion par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Ce sont plus de 2,6 milliards d’euros d’investissements qui sont garantis pour La Réunion. Voici le communiqué de la Région qui rend compte de cette décision.

Les élus de la Commission permanente de la Région ont pris connaissance des propositions d’orientations formulées à l’occasion du Comité de pilotage (COPIL) de la nouvelle route du littoral (réunion du 14 janvier 2010). Lors de cette réunion, chaque partenaire, l’Etat (le SGAR représentant le Préfet, la DIREN, la DDE), le Département et les communes (Saint-Denis et La Possession) a exprimé son avis sur les différentes solutions en mer à l’étude depuis la mise à l’écart des solutions avec tunnel par le précédent COPIL.
Ces solutions combinent des sections en digue ou en viaduc et varient principalement sur le tronçon Grande Chaloupe - La Possession. Ont ainsi été présentées les premières études réalisées en 2009 en termes d’impacts sur l’environnement : impacts sur la falaise, volume de matériaux nécessaires, protection des formations coralliennes, bruit, etc.

Tous unanimes

Les membres du COPIL ont également pris connaissance des résultats des dernières études techniques (reconnaissances géologiques des fonds sous-marins, assainissement, voie vélos, etc…) et des avis des experts consultés par la Région.
Tous ont été unanimes pour demander l’approfondissement des études sur les deux variantes (digue ou viaduc entre La Grande Chaloupe et La Possession), la production de deux avant-projets sommaires et la poursuite des études d’exécution sur ces deux solutions pour la première tranche d’opération.
Il s’agit ici à la fois de consolider les choix à faire sur le plan juridique mais aussi de n’écarter aucune solution qui pourrait s’avérer porteuse d’économies substantielles. Les avis officiels de l’Etat et des communes sur les études présentées en juillet 2009 restent cependant toujours attendus.

Dès 2010 …

Sur l’aspect financier, le représentant de l’Etat a indiqué que dès lors qu’une solution technique sera retenue et un phasage fonctionnel défini, il sera alors possible de traduire concrètement la mise en œuvre du protocole de Matignon pour ce projet.
Il est à noter au passage que le représentant de l’Etat ne s’est pas prononcé sur la prise en compte d’un éventuel aménagement spécifique pour les vélos dans l’assiette des travaux qu’il subventionne. Par ailleurs, l’estimation des différentes solutions est comprise entre 1.280 et 1.305 millions d’euros (estimation en valeur janvier 2008 – hors mesures compensatoires et acquisitions foncières).
Dès 2010, la finalisation de la phase avant-projet, mise à l’enquête publique, engagement des études opérationnelles, assistance à maîtrise d’ouvrage seront mis en œuvre par la Région, qui dispose à cet effet d’une enveloppe de 9,5 millions d’euros à son budget 2010.


Autres chantiers de la Région pour les déplacements

Tram train :
Dans le cadre du projet tram-train et comme le contrat de partenariat avec le groupement Tram Tiss en offre la possibilité, des prestations ayant trait à différents dossiers et études préparatoires ont été décidées par les élus de la Commission permanente du Conseil régional.

RN 2 Saint-Benoît :
La Région a procédé au déclassement et à la vente d’un délaissé du domaine routier public de la RN 2, situé entre le giratoire des Plaines et le croisement entres les RN 2 et 3 ; ce terrain sera vendu à la SEMAC, afin de poursuivre les aménagements de la ZAC Isis, au prix proposé par les domaines.

Déviation de Grands-Bois :
La déviation a été ouverte le vendredi 26 février dernier et a permis de fluidifier la circulation ; sa mise en service a été retardée pour pouvoir réaliser des travaux complémentaires suite aux demandes des riverains (notamment l’aménagement de l’entrée Ouest, avec réalisation d’un cheminement piétons). Ces travaux ont nécessité le vote par la commission permanente d’une autorisation de programme supplémentaire de près de 6,5 millions d’euros. Le montant global de la réalisation de la déviation de Grands Bois s’élève ainsi à 77, 51 millions d’euros.

Déviation de Saint-Joseph :
Suite à la déclaration d’utilité publique (octobre 2005) de cette déviation, la Région a lancé des procédures d’acquisition de terrain, notamment sur un premier tronçon compris entre la RD 3 et la RD 33. La procédure d’acquisition à l’amiable a été privilégiée pour les 21 propriétés bâties sises sur le terrain nécessaire. Pour l’une des propriétés, l’estimation des domaines (sur laquelle se base la Région pour fixer le montant des indemnités) est devenue caduque, puisque le délai a été dépassé. D’où la fixation d’un nouveau montant par les domaines. A noter que pour cette opération, l’investissement consenti par la Région est de plus de 107 millions d’euros.

Boulevard Sud de Saint-Denis / raccordement Est :
Sa mise en service totale a permis de meilleures conditions de circulation ; afin de clore définitivement le dossier, la Région a ratifié définitivement les conventions signées avec les riverains (notamment du côté du raccordement Est / Gillot), pour la cession de foncier. D’où la décision de la Région de céder cette petite parcelle à la propriétaire du terrain qui le jouxte. Rappelons que le coût de ce raccordement Est a été de plus de 85 millions d’euros.

Boulevard Sud de Saint-Denis / section Mazagran – Doret :
En 1997, l’Etat, le Département et la commune de Saint-Denis ont signé une convention cadre pour la mise en œuvre du boulevard Sud par tranches successives. Chaque section routière a fait l’objet d’une convention financière particulière. Pour cette section, compte tenu des évolutions du projet, une nouvelle convention doit être signée avec la Mairie de Saint-Denis, approuvé par la municipalité dionysienne et aujourd’hui par la Région, celle-ci prenant en charge 93% du coût, la commune 7%.

Entretien des routes nationales  :
Pour l’exploitation et l’entretien des routes nationales, dévolues à la compétence de la Région depuis 2009, la collectivité a prévu un budget de plus de 14 millions d’euros. Or il a fallu réparer les dégâts causés par le passage du cyclone Gaël sur la route du littoral notamment (3,95 millions d’euros). Pour l’année 2010, la Région prévoit plus de 5 millions d’euros pour l’exploitation du réseau, 2,97 millions d’euros pour son entretien et 1,19 million d’euros pour ce qui concerne les espaces verts et l’environnement.



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  • la route du littoral a déjà fait l’objet d’une enquète publique . je suis bien placé pour le savoir puisque je suis allé écrire mes observations dans le registre qui a été mis à la disposition du public à la mairie de Saint Denis . Pourquoi cette nouvelle enquète ? pourra -t-elle changer le projet et faire passer la route par les hauts comme je l’ai toujours proposé ? Certainement puisque les estimations de cette solution sont nettement plus élevées que l’estimation du passage en bord de mer . Mais cette estimation est -elle sincère ? quand on sait que la route des tamarins a coûté 1,3 milliards d’euros pour 34km, comment peut -t-on nous faire croire que le passage à mi pente sur le plateau de la Montagne ,qui ne fera au grand maximum que 13 km ,va nous couter 1,4 milliards d’euros ? Est ce que la nature des sols des plateaux de la montagne n’est pas la même que celle des hauts de saint leu et de la saline ? Est ce que le creusement d’un tunel depuis Le Ruisseau blanc jusqu’Saint Denis derrière le Lycée de Belle pierre ( pour voir une pente inférieure à 5%) serait plus difficile et beaucoup plus couteux que les tunnels que nous avons déjà creusé pour letransfert de leau d’est en ouest ? Bien sûr que non . C’est une évidence . Pourquoi cette évidence n’est pas évidente pour tout le monde . Pourquoi certines personnes refusent de la voir ?

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    • Ce n’est pas précisément une enquête publique mais un débat public qui avait eu lieu pour débattre d’une nouvelle liaison entre l’Ouest et le Nord. Le projet de la route en haut de la falaise pour desservir la Montagne et les zones à urbaniser est une proposition très pertinente. C’est d’ailleurs cette proposition qui avait été faite quand un débat analogue avaient eu lieu à la fin des années 50 à La Réunion. Mais à l’époque, la majorité des élus du Conseil général devaient leur place à la fraude électorale, et ils ont suivi sans discuter les injonctions du préfet Perreau-Pradier. Cela a donné la route du littoral.

      Pour en revenir au débat public, les propositions ont été transmise à l’Etat, alors gestionnaire de la route du littoral. C’est lui qui a choisi la nouvelle route en mer, et qui l’a mis dans le contrat de financement qui comprend un autre chantier, le tram-train. Maintenant que le contrat est signé, et que les études sont lancées, les chantiers vont suivre leur cours. Mais il y a fort à parier que l’itinéraire des hauts finira par être le plus fréquenté. Car il y aura sans doute plus de passagers dans le tram-train que d’automobilistes sur la nouvelle route du littoral.

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