Déplacements - Transports

Passage en force pour la carrière de Bois-Blanc

Route en mer dite Route la plus chère du monde ou NRL

Témoignages.re / 4 août 2017

Le préfet est allé dans le sens des promoteurs de la route en mer en faisant du projet de la carrière de Bois-Blanc un projet d’intérêt général. Cette procédure permet de passer outre l’opposition de la population et de ses élus. Mais la bataille est encore loin d’être jouée.

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Plusieurs milliers de personnes avaient manifesté le 2 octobre contre le projet d’ouverture d’une carrière à Bois-Blanc.

Dans une décision rendue hier, le préfet a décidé de passer outre l’opposition de la population et de ses élus au sujet de l’ouverture d’une méga-carrière à Bois-Blanc. Il a en effet classé la demande des promoteurs de ce chantier comme projet d’intérêt général. Cela oblige la commune de Saint-Leu à rectifier son plan local d’urbanisme en intégrant cette carrière.

Le projet de la carrière de Bois-Blanc a été à l’origine des plus grandes manifestations de défense de l’environnement jamais organisées à La Réunion. À chaque fois, ce sont des milliers de personnes qui s’étaient déplacées pour réaliser une chaîne humaine de plusieurs kilomètres en guise de protestation.

Les défenseurs de l’environnement ont d’ores et déjà prévu de réagir à cette décision. La mobilisation ne va donc pas s’arrêter et pourrait même s’amplifier après ce passage en force pour imposer ce que refusent les personnes les plus concernées.

L’ouverture de la carrière de Bois-Blanc est une conséquence du projet de la route en mer. Ce chantier a été lancé sans que des ressources suffisantes en matériaux aient été prévues. Par conséquent, les promoteurs du chantier ont demandé l’ouverture de nouvelles carrières. Du fait des besoins colossaux du projet de la route en mer, des surfaces importantes creusées sur d’importantes hauteurs sont nécessaires. À cela s’ajoute pour la carrière de Bois-Blanc la proximité de la route des Tamarins. Cet axe indispensable au désenclavement du Sud et de l’Ouest de La Réunion va-t-il résister aux vibrations créées par les fortes explosions nécessaires à l’exploitation de la carrière de Bois-Blanc ? C’est une des nombreuses questions en suspend qui appellent chacune à respecter le principe de précaution.