Déplacements - Transports

Randonnée à vélo pour commémorer la révolte des esclaves de La Réunion en 1811

À l’invitation de l’association Trans’Port Vélo Ville

Témoignages.re / 1er février 2011

L’association Trans’Port Vélo Ville (T.V.V.) a publié un communiqué annonçant une randonnée à vélo le dimanche 13 février prochain entre Le Port et la ravine du Trou à Saint-Leu, en mémoire de la révolte des esclaves organisée par Élie il y a 200 ans.

La Chaire UNESCO de l’Université de La Réunion, dirigée par l’historien Sudel Fuma, et une dizaine d’associations culturelles ont lancé le 15 décembre dernier la célébration de "2011, l’Année d’Élie, un combattant réunionnais de la liberté" à l’occasion du 200ème anniversaire d’une grande révolte d’esclaves à Saint-Leu.
Le K.L.É. (Kolèktif Lané Élie), créé à ce moment-là, a invité les collectivités et associations réunionnaises à organiser des actions dans toute l’île tout au long de cette année, à la fois pour faire connaître cet événement historique très important à la population et pour rendre hommage à nos ancêtres qui ont mené ce combat pour la liberté.
D’où cette invitation de l’association Trans’Port Vélo Ville (T.V.V.) aux usagers du vélo à participer à une randonnée à vélo du Port à Saint-Leu (Ravine du Trou, là où Élie a organisé la révolte avec ses amis esclaves).

Itinéraire

Voici l’itinéraire proposé pour cette randonnée : départ au stade Lambrakis du Port, devant le siège de TVV, à 8 heures, le dimanche 13 février ; direction Saint-Leu par le littoral, jusqu’à la ravine du Trou ; soit un parcours d’environ 40 km ; arrivée vers 10 heures 30 ; exposé sur l’histoire de la révolte devant ce lieu de mémoire ; pique-nique – casse-croûte ; sieste ; départ vers 14 heures et retour vers le Port aux environs de 16 heures 30.
Lors de la conférence de presse tenue prochainement par le KLÉ et lors du rassemblement du Kolèktif Lané Élie prévu le 11 février, TVV pourra apporter des précisions sur l’organisation de cette randonnée, afin qu’un maximum d’usagers du vélo puisse participer à cette action de promotion des déplacements à vélo contre le tout-automobile et de fidélité aux combattants réunionnais de la liberté.
Bien sûr, les personnes solidaires qui voudront participer à cette rencontre à la ravine du Trou en s’y rendant par d’autres moyens que le vélo seront également les bienvenues.
D’où l’importance de faire connaître cette proposition le plus vite possible au maximum de personnes et d’en informer tous les partenaires potentiels.
Contact : 0692 03 60 61.


An plis ke sa

• État et collectivités pour le vélo en France

« L’État peut faire des choses sans attendre que les collectivités agissent et celles-ci peuvent agir sans attendre l’aval de l’État ». C’est ainsi qu’Hubert Peigné, coordinateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo, a ouvert le débat que le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) a consacré le 25 janvier au vélo en tant qu’"aménageur de ville".
Les actions de l’État peuvent porter, au travers des contrats de projets avec les Régions (CPER), sur le financement de voies cyclables. Depuis peu, les appels à projets nationaux TCSP et EcoQuartier font aussi une place à la petite reine.
Enfin, l’État intervient dans les réflexions sur le Code de la rue et dans l’application de la loi Grenelle 2, qui impose la création de locaux pour les vélos dans les immeubles neufs. « Il peut faire mieux en encourageant une ingénierie de qualité, qui fait souvent défaut en matière d’aménagements cyclables », a-t-il ajouté.

• Vélo : le modèle nordique

Dans la ville universitaire de Lund, en Suède, 45% des trajets interurbains des habitants se font à vélo ou à pied. C’est deux fois plus que pour les trajets en bus.
« Ce résultat est le fruit de la mise en œuvre, dès 1998, d’un ambitieux programme de déplacements », a expliqué Annika Annerby Jansson, maire de cette ville moyenne. Au programme, réduction de la vitesse automobile et développement de l’offre de stationnement vélo, qui totalise aujourd’hui 4.500 places.
La municipalité a aussi conçu des "véloroutes urbaines" empruntant des rues à moindre trafic routier, et renforcé la signalisation. « Une patiente campagne de rencontre et d’information des habitants a également porté ses fruits », a renchéri la maire.

• L’avis d’un paysagiste

Alfred Peter, paysagiste à Strasbourg, a souligné « les bienfaits du vélo sur les politiques d’aménagement ». Encore faut-il, en ville, que le maillage de voies cyclables soit cohérent.
En France, l’empilement des responsabilités territoriales dessert selon lui cette continuité. « Or, dès qu’il y a discontinuité du réseau, l’intérêt des usagers pour le vélo fléchit », relève-t-il.
Ailleurs, la voie cyclable peut remplacer la desserte routière et participer de la revitalisation d’un paysage. « L’aménagement cyclable y sert d’infrastructure, de colonne vertébrale ».
Dénonçant l’excès normatif et réglementaire qui freine les initiatives dans le domaine, le paysagiste a invité les acteurs locaux à apporter plus de soin à ces aménagements, qui se limitent souvent en France à un simple marquage au sol.

• À Mulhouse, des double sens cyclables

La ville de Mulhouse en Alsace s’est dotée de nombreux double sens cyclables. Sûrs et pratiques, ils permettent aux cyclistes d’emprunter à contresens des rues à sens unique pour les voitures. Ces double sens offrent de multiples avantages. Ils rendent le centre-ville plus accessible aux vélos et sont très sûrs, puisque le cycliste et l’automobiliste se voient avant et lors du croisement.

Mulhouse compte plus de 120 double sens cyclables (21,5 km de long). Ceux-ci sont quasiment généralisés dans l’ensemble des zones 30 et zones de rencontre de la Ville.

• Des pistes cyclables à Toronto

Les cyclistes de Toronto pourraient bientôt rouler davantage en sécurité dans la rue. Le nouveau président du comité des travaux publics, Denzil Minnan-Wong, propose de séparer physiquement voitures et vélos dans les rues du centre-ville.
Les voies cyclables dotées d’une barrière physique entre les automobiles et les bicyclettes sont courantes dans le monde, mais pas à Toronto. Les défenseurs du vélo plaident depuis longtemps pour que de telles barrières soient érigées. Le plan de M. Minnan-Wong, d’autre part, vise à améliorer les voies cyclables existantes dans les rues du centre-ville comme sur Sherbourne, Wellesley, St. George et Beverly. Il propose également de créer une piste cyclable bidirectionnelle sur une des quatre voies de l’avenue Richmond.


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