Déplacements - Transports

Tram-train : le chantier prêt à démarrer

Tram’Tiss se présente…

YVDE / 13 février 2010

Tram’Tiss, qui a signé le Contrat de Partenariat Public-Privé avec la Région pour la réalisation et l’exploitation du Tram-train, va lancer dans les deux semaines à venir une consultation publique pour les aménagements urbains et un appel à projet pour les équipements photovoltaïques. « Pour être prêt demain », affirme Inouk Moncorgé, président de la société. Lequel estime aussi, à propos du financement, que l’« on peut percevoir une volonté forte des parties de trouver une solution… ».

Dans les deux semaines à venir, la société Tram’Tiss va lancer une consultation publique pour les aménagements urbains et les bâtiments du Tram-train entre Sainte-Marie et Saint-Paul. D’autres consultations vont être lancées sur la mission "coordination et de la protection de la santé" pour toute la durée du chantier. Un appel à projets est également prévu pour les équipements photovoltaïques.
C’est pour anticiper les questions que pourraient se poser les journalistes et les lecteurs que Tram’Tiss a décidé de prendre les devants et de communiquer sur ces différentes consultations dont les annonces vont paraître dans les colonnes des journaux.
Si Tram’Tiss lance ces consultations, « c’est tout simplement pour être prêt demain. Lorsque les contraintes budgétaires auront été résolues, nous pourrons alors démarrer immédiatement », affirme Inouk Moncorgé, Président de la société Tram’Tiss. Un peu plus tard, il note que « le projet n’est pas acquis puisqu’il reste une question sur le financement à laquelle travaillent les deux acteurs principaux ». Mais il estime aussi que l’« on peut percevoir une volonté forte des parties de trouver une solution. Car la Région, l’Etat et l’Europe veulent voir ce type de projet aboutir ». Il « semblerait que plusieurs pistes explorées par l’Etat et la Collectivité permettraient de trouver une solution ».
Bien sûr, l’intervention de Tram’Triss pour présenter l’entreprise, ses acteurs, ses actions « pourrait apparaître comme un passage en force, mais nous sommes obligés de lancer les consultations, en termes de temps », justifie, Inouk Moncorgé. Lequel affirme qu’il n’agit pas à l’instigation de la Collectivité, mais qu’il a prévenu cette dernière de l’initiative de Tram’Tiss.

La société prépare ses missions à venir…

C’est incontestable, Tram’Tiss, constituée en novembre 2009, est à pied d’œuvre dans ses locaux du Port où travaillent une douzaine de personnes. Actuellement en phase transitoire, la société prépare ses missions à venir : conception du Tram-train ; construction ; fourniture du matériel roulant, soit trente rames commandées à Bombardier, d’un modèle qui roule déjà à Porto (Portugal), à Mineapolis (USA), à Cologne (Allemagne), avec un design spécifique à La Réunion ; exploitation ; maintenance et financement.
Le calendrier prévisionnel risque d’être un peu bousculé.
L’ouverture du chantier prévue au 1er janvier 2010 est de fait reportée, entraînant, selon le président de la société Tram’Tiss, « un possible report de la date d’achèvement ». Mais l’organigramme est là et la machine est prête à fonctionner. Tram’Tiss va piloter plusieurs équipes de "sous-contractants" ; une tâche qui nécessitera l’emploi d’une dizaine de personnes en phase de construction.
Pour la mission conception, une équipe regroupera les architectes et les ingénieristes. Ce groupe fédèrera un ensemble de bureaux d’études réunionnais pour réaliser les études en aménagement, bâtiment, électricité… Dans la phase de construction, au pic d’embauche, 2.000 personnes travailleront sur le chantier et 2.000 emplois indirects (activités de services, commerce…) seront créés. Soit 4.000 emplois, « plus que pour la route des Tamarins. Mais nous sommes sur des métiers urbains où l’on retrouvera plus de bordures, de trottoirs… et de nouveaux métiers comme la pose des rails, l’électromécanique, la signalisation, l’électricité… des compétences qui existent à La Réunion, mais qui devront être développées », fait remarquer Inouk Moncorgé.

100.000 heures de formation

Tram’Tiss a d’ailleurs mis en place un plan de formation qui comprendra 100.000 heures de formation professionnelle pendant la phase de construction et 3.000 heures par an pendant la phase d’exploitation. Et de ce point de vue, le président de Tram’Tiss affirme que « le chantier de la route des Tamarins nous a montré que nous pouvions réussir à former sur place de nombreux personnels ». Et il fait remarquer qu’« il y a continuité entre la phase construction et la phase maintenance ». Une partie des ouvriers qui sont intervenus dans la phase construction pourra intervenir dans la phase maintenance. Laquelle emploiera une centaine de personnes.
Après les consultations publiques des semaines à venir, Tram’Tiss lancera, dans les semaines qui suivront l’entrée en vigueur du contrat de partenariat, une seconde phase de consultation des petites et moyennes entreprises et des artisans. Il concernera des lots de terrassement, de transport, de réseaux, de revêtement de surface, de corps d’états de bâtiment… pour une somme de 522 millions d’euros.
Il est certain que le temps n’est plus à la tergiversation quand on connaît l’ampleur de la crise dans le Bâtiment et les travaux publics (BTP). Derrière ces mots, il y a en effet 6.500 ouvriers du BTP au chômage et des centaines de petites entreprises de terrassement, de transports… en grande difficulté.

YVDE


Le Tram-train en chiffres

26 stations
2 stations terminus : "La Mare-Duparc et "Saint-Paul-Gare"
Connexion avec le port et l’aéroport
11 pôles d’échanges (Saint-Paul-Gare, Savannah, Le Port-Est, Lycée de La Possession, La Montagne, CHD Bellepierre, Butor, Chaudron, CERF, Aéroport, La Mare-Duparc).
7 parcs-relais pour le stationnement des voitures, associés à des pôles d’échanges
1 centre de maintenance principal à Sainte-Marie
1 centre de maintenance secondaire au Port


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