Déplacements - Transports

Une dimension écologique forte

Tram-train

YVDE / 16 février 2010

L’aménagement d’un Tram-train de Saint-Benoît à Saint-Joseph, avec une première tranche de Sainte-Marie à Saint-Paul dont le marché a été attribué à Tram’Tiss (voir “Témoignages” du 13 février 2010), a pour but de faciliter les déplacements, de contribuer à diminuer le rejet des gaz à effet de serre et à arriver à l’autonomie énergétique à l’horizon 2030. C’est en lui même un élément déterminant d’une politique de développement durable. Il devra donc répondre, à la demande de la Région, à un certain nombre d’exigences environnementales. Et de ce point de vue, l’expérience acquise lors de la construction de la route des Tamarins sera précieuse.

« Jamais la contrainte environnementale n’avait acquis une telle ampleur dans un projet réunionnais », explique la plaquette de présentation de Tram’Tiss. A un tel point qu’une cellule environnementale a été créée. Elle réunit une équipe spécialisée en lien direct avec la direction du projet. Tram’Tiss vise la certification ISO 14001 du Tram-train (qualité environnementale). D’autre part, aucune compétence d’architecture ferroviaire n’existant dans l’île, la société a fait appel à deux spécialistes de l’intégration paysagère et architecturale : les ateliers Reichen & Robert pour les bâtiments et Alfred Peter pour les aménagements urbains. Ces deux ateliers formeront des collaborateurs locaux pour les seconder.
Mais pas question de transposer quelque modèle que ce soit. Il va falloir inventer, en s’appuyant sur l’expérience de la route des Tamarins. Pour s’intégrer dans les milieux qu’elle traversera, l’architecture de la ligne du Tram-train s’inspirera des thèmes du paysage réunionnais : la nature, les roches volcaniques, le contraste des couleurs, les ambiances de l’île. Par ailleurs, 10.000 arbres et 25.000 arbustes seront plantés le long des 41 km de la ligne. L’objectif étant de conserver un maximum de végétaux existants.

Préserver la flore et la faune

La gestion environnementale des chantiers va, elle aussi, bénéficier de l’expérience acquise sur la route des Tamarins. Dans le domaine de la préservation de la flore et de la faune, Tram’Tiss va continuer les actions initiées depuis l’origine du projet avec la société Biotope basée à Saint-André. Cela concerne notamment le repérage sur le terrain de toutes les espèces et l’enregistrement nocturne de toutes les trajectoires des oiseaux regagnant la terre en fin de journée depuis l’océan. D’autre part, dans les deux secteurs sensibles en contact avec la ligne, la Montagne et l’Étang de Saint-Paul, quatre espèces florales et onze espèces animales protégées ont été identifiées.
C’est une évidence, le Tram-train doit promouvoir l’utilisation d’une énergie propre et renouvelable. Le matériel roulant qui sera utilisé permettra de récupérer l’énergie dégagée par le freinage pour sa propre alimentation.

Produire de l’électricité

D’autre part, un appel à projets sera prochainement lancé par Tram’Tiss pour les équipements photovoltaïques. En effet, pour compenser la consommation d’électricité du Tram-train, des installations photovoltaïques (10.000 mètres carrés au minimum avec +50% de potentiel supplémentaire) seront implantées dans les centres de maintenance, les parkings et les abris de station. De multiples mesures participeront à la maîtrise de la consommation énergétique, comme la gestion optimisée de l’éclairage des stations qui, au cœur de la nuit (minuit/5 heures), diminuera à ces heures moins fréquentées.
C’est donc bien un projet — comme cela avait été initié avec la route des Tamarins — qui s’inscrit totalement dans le développement durable. Dans sa réalisation, dans son intégration au paysage, dans son respect de l’environnement, dans les énormes économies d’énergie réalisées et dans la diminution du rejet de CO2 dans l’atmosphère. Un projet d’avenir que des rétrogrades, à Droite comme à Gauche, voudraient faire capoter.

YVDE 


Virapoullé i koné pa ryin

Lors du débat entre les représentants des principaux partis politiques, le 1er février 2010 sur RFO, Jean-Paul Virapoullé, dans sa volonté de démolir le projet Tram-train, a mis l’accent sur les risques de voir un tunnelier bloqué dans le percement des 12 km de tunnel de la Montagne.
Il est vrai qu’il en connaît un rayon sur les tunneliers puisqu’il était aux affaires quand la machine employée sur le chantier du transfert des eaux d’Est en Ouest est resté bloquée pendant près de deux ans.
Le sénateur aurait mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler de tunnelier. On voit bien par ailleurs que, contrairement aux élus de l’Alliance, il n’a pas intégré la dimension du développement durable. En effet, pour le percement des trois tunnels entre Saint-Denis et La Possession, la méthode traditionnelle a été préférée aux tunneliers. Parce que le bilan carbone sera nettement meilleur que la solution industrielle avec des tunneliers et que cela générera une économie financière substantielle pour le projet, tout en favorisant l’emploi.
Soit le sénateur « démolisseur » ne connaît pas le dossier, soit il ment (la lang na poin lo zo). De toutes manières, on voit là encore que Jean-Paul Virapoullé, c’est le bluff permanent, le blabla et patati et patata… Nana sak i koz é nana sak i fé !

YVDE


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