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L’amarante défie le géant Monsanto

Témoignages.re / 17 janvier 2013

L’amarante la "mauvaise herbe" sera le David conte Goliath, la revanche de la nature contre la pétrochimie puisque cette petite plante tient tête au géant Monsanto en développant un gène résistant au round’up.

L’amarante est un adventise qui colonise volontiers les cultures maraichères ainsi que les champs de maïs et soja. Elle est considérée par les agriculteurs prônant la monoculture à grande échelle comme une plante envahissante. Elle est connue et consommée à La Réunion sous le non de brèdes pariètaires, paillatère. Cette petite plante aux mille vertus est la première à avoir développé une résistance au round’up de Monsanto, posant un problème de taille à Monsanto qui croyait pouvoir contrôler le vivant.

En 2004, un agriculteur du centre de la Georgie se rend compte que malgré l’application massive du fameux herbicide Round’up sur ses cultures de soja, une plante fait de la résistance et ne semble pas être incommodée par l’herbicide, c’est l’amarante. Depuis cette époque, la situation n’a fait qu’empirer et le phénomène s’est étendu à d’autres États. Rien qu’en Georgie, 50.000 hectares ont été atteints. L’amarante résistante colonise les plantations. Les agriculteurs sont contraints d’arracher à la main ces herbes quand c’est possible, car elles sont profondément enracinées, mais il est très difficile d’en venir à bout. Déjà, 5.000 hectares ont dû être abandonnés à l’amarante.

La revanche de la nature

Le phénomène sans s’être encore généralisé s’étend de façon alarmante, non seulement aux États-Unis, mais aussi au Brésil, en Argentine et en Chine, et surtout en Australie où les autorités considèrent que cette évolution deviendra un problème majeur d’ici trois ou quatre ans.

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, une organisation britannique située à Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables comme l’amarante, ce qui démontre qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée et une plante non-modifiée est tout à fait "possible". Malgré ce que pouvaient prétendre et affirmer les défenseurs des OGM.
Pour le généticien britannique Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes liés à l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

Cette mutation des plantes semble être une forme de défense naturelle face à une agression, comme quoi la nature a été fortement sous-estimée. En effet, on découvre de plus en plus d’exemples où des plantes sauvages ont développé une forme de résistance au glyphosate. C’est comme si la terre développait des anti-corps et renforçait son système immunitaire contre toutes ces attaques chimiques. Un vrai bras de fer est en train de naître, la nature n’a pas dit son dernier mot !

Les agriculteurs envisagent sérieusement de revenir aux graines traditionnelles, d’autant que les plants OGM coûtent de plus en plus cher et qu’à ce rythme la rentabilité risque fort d’être compromise.

Une solution nutritionnelle


Pourtant, en 2006, 100 millions d’hectares de plantes OGM ont été cultivés, dont 75% sont résistantes au glyphosat, un désherbant total.

Pas de quoi s’affoler toutefois, sauf pour Monsanto, l’amarante fait partie des aliments les plus anciens du monde. Elle était considérée par les peuples d’Amérique du Sud et Amérique centrale, les Incas, Mayas et Aztèques comme une plante sacrée. Plus riche en protéines que le soja, elle contient des vitamines A et C et des sels minéraux et du zinc. L’amarante a également des propriétés médicinales. Linus Ndonga de la SPAS (Système Stratégique de Réduction de la pauvreté) ONG basée à Nairobi au Kenya la qualifie de véritable bombe nutritionnelle qui pourrait combattre la malnutrition en Afrique. En effet, elle peut nourrir deux fois plus de personnes par unité de surface que le soja. C’est une plante adaptée aux zones sèches, qui pousse sur des sols pauvres, elle résiste à la sécheresse, aux parasites et aux maladies. Elle ne nécessite pas des quantités d’eau importantes, seulement le 1/3 d’eau utilisée par d’autres plantes à graines cultivées dans les mêmes conditions.

Malheureusement, les semenciers n’entendent pas en rester là. C’est ainsi que Monsanto travaille à la mise au point de plantes OGM résistantes à un autre herbicide, le Dicamba, plus toxique que le glyphosate et en promet une commercialisation d’ici quatre ou cinq années.

(Avec energie-sante.net)

Participez au concours “Les petits reporters de la bio”

L’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique organise un concours à destination de toutes les classes de CE1, CE2, CM1 et CM2 de France métropolitaine et des départements d’outre-mer.

Encadrés par leur professeur des écoles en lien avec le responsable du restaurant scolaire de l’école, les élèves des classes du CE1 au CM2 sont invités à participer à un grand concours, en réalisant un reportage exclusif, sous la forme d’un magazine sur le thème « Manger BIO, c’est dans ma nature” (1 magazine par classe). 
Ils pourront traiter des sujets de leur choix, à l’image des thèmes suivants : la bio dans mon restaurant scolaire, les fruits et légumes de saison bio, du blé au pain bio, l’élevage bio, de la vache au yaourt bio, la bio dans ma région, et bien d’autres encore !

Le jury se réunira courant avril 2013. Il sera composé d’un représentant du monde de l’enseignement, d’un parent d’élève, de membres de l’Agence Bio, et de 2 enfants de classes de CM1/CM2 et CE1/CE2. Il sélectionnera les 15 meilleurs magazines — dont le magazine gagnant— sur la base des critères suivant : le choix du titre, la créativité et l’originalité du magazine, l’intérêt généré par la conception, la compréhension de la bio, la clarté des textes et enfin la qualité des illustrations (dessins, photographies réalisés par les enfants…). 
La classe gagnante participera à un Atelier Gourmand Bio dans son école, animé par un chef. Les 14 autres classes sélectionnées par le jury gagneront un goûter bio. Il sera organisé à l’école par l’Agence Bio et ses partenaires régionaux. 

Le jeu-concours se déroule jusqu’au 30 mars 2013 inclus. Retrouvez tous les renseignements sur le site de l’Agence bio :http://www.agencebio.org/
Chasse au trésor sur le thème de l’écologie ce samedi à Petite-Île

L’Association pour le respect de l’environnement et du cadre de vie organise ce samedi 19 janvier 2013 une chasse au trésor sur le thème de l’écologie : au programme : les déchets, le recyclage, l’eau, la conso… à destination des enfants de 3 à 12 ans. Elle se déroulera sur le site du marché Solidari’terre (au-dessus de la pépinière au rond-point de Grand Anse dès 10h. Les enfants seront accompagnés.

L’Arec vous donne aussi rendez-vous pour son marché du samedi ainsi que pour ces ateliers qui auront aussi lieu le 19 :

- Décrypter les étiquettes et ingrédients des produits qui nous entourent...
- Bourse aux semences et plantes potagères et aromatiques.

Plus de renseignement sur le site de l’association : www.arec-asso.fr


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