Education-Formation

20 jeunes se forment pour construire La Réunion de demain

Inauguration de l’école d’ingénieur du BTP par l’apprentissage à Saint-Pierre

Sophie Périabe / 2 octobre 2010

Depuis le mois de septembre dernier, 20 jeunes ont intégré la première école d’ingénieur du BTP par l’apprentissage à La Réunion. Hier a eu lieu l’inauguration officielle.

Ce projet d’école d’ingénieur est né d’un constat simple : « il y avait un gros manque de personnes diplômées dans nos entreprises, notamment au niveau de l’encadrement », a indiqué le représentant de la CAPEB et président de la commission BTP de la CCIR, Cyrille Rickmounie. Avec son partenaire, l’école d’ingénieur du CESI à Paris, la CCIR a porté ce projet en misant sur l’apprentissage.
Dans notre île, le taux d’encadrement des entreprises du BTP s’élève à 3% contre 7% en métropole, d’où la nécessité de former les futurs cadres des entreprises réunionnaises.
« L’année dernière, il y avait 106 offres d’emplois d’encadrants dans les entreprises du BTP à La Réunion. Seuls 50% ont été satisfaits. Les entreprises ont besoin de personnel et ressources humaines de haute qualité », soutient Éric Magamootoo, président de la CCIR.
Cette école d’ingénieur, située à Saint-Pierre au Campus professionnel de l’océan Indien, offre ainsi à des jeunes à Bac +2 de poursuivre leur cursus scolaire et professionnel sur une formation en apprentissage en 3 ans, avec au bout un diplôme d’ingénieur en BTP.
D’autre part, les salariés pourront eux aussi intégrer cette école par la voie de la formation continue pour obtenir un diplôme d’ingénieur après des années d’expérience en entreprise.
Après 3 années de travail intensif, 20 jeunes diplômés vont se retrouver sur le marché du travail dans un secteur aujourd’hui en crise. Tous espèrent que le pire sera passé, mais rien n’est moins sûr. « Nous avons besoin de jeunes diplômés, c’est sûr, mais nous avons aussi besoin de l’accompagnement de la Région », a insisté Cyrille Rickmounie. La reprise des grands travaux est la condition sine qua non « pour faire gagner l’économie réunionnaise » et pour que ces jeunes Réunionnais diplômés puissent construire La Réunion de demain.

Sophie Périabe 


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