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Cynisme, violence et brutalité : la réponse de l’UMP à l’inquiétude des jeunes, des parents et des personnels

Huguette Bello interpelle le gouvernement sur les suppressions de postes à La Réunion

Manuel Marchal / 4 mars 2011

Face à l’inquiétude des jeunes, des enseignants, des parents et des élus, le ministre de l’Éducation nationale répond avec brutalité et violence, ce qui dénote de l’état d’esprit de l’UMP. Plus que jamais, rassemblons-nous et envoyons dès le 20 mars un message fort au gouvernement : la casse sociale doit cesser.

Mercredi à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation nationale a montré tout le cynisme du gouvernement face au mouvement revendicatif qui touche l’Éducation nationale.
Le 26 janvier dernier, le recteur a annoncé la suppression de 162 postes d’enseignants à la rentrée prochaine. Le même jour, le SGPEN-CGTR a constaté qu’un tiers des emplois-aidés ne seront pas renouvelés dans l’Académie.
Les personnels, les élèves et les parents n’ont pas tardé à se mobiliser contre cette injustice. C’est à l’école de Bras Creux au Tampon et au lycée professionnel de Vue-Belle à Saint-Paul que le mouvement a été lancé.
Pendant deux semaines, jeunes, personnels, et parents se sont unis pour dénoncer les suppressions de postes à La Réunion, et aucune réponse de l’administration.
La mobilisation est donc portée au Parlement. Le 28 février, Gélita Hoarau a écrit au Premier ministre. Mercredi, Huguette Bello intervient lors de la séance des questions au gouvernement et interpelle Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, sur les suppressions de postes à La Réunion. « Malgré nos retards, que différentes évaluations ont mis en évidence, et alors que la démographie scolaire est stable, 162 postes vont être supprimés qui s’ajoutent aux centaines de suppressions des années précédentes », affirme la députée qui rappelle toute l’inquiétude des jeunes, des parents et des personnels : « écoutez au moins la parole de la communauté éducative, des parents, des jeunes. Ils ne demandent qu’une chose au gouvernement : qu’il cesse d’entraver leurs études ».
Dans sa réponse, le représentant du gouvernement est resté intransigeant. Sourd aux revendications, le ministre ose même affirmer que les faits relevés par Huguette Bello sont un « portrait catastrophiste ». Et Luc Chatel va même jusqu’à citer Lenine !
Voilà donc la réponse de l’UMP à l’inquiétude généralisée des jeunes, des parents et des enseignants. Au cynisme s’ajoutent la violence des propos et la brutalité. C’est cela l’état d’esprit de l’UMP, et ce sont ces valeurs qui sont portées par les candidats soutenus par Didier Robert et validés par Paris.
Dès le 20 mars, envoyons un message fort à ce gouvernement afin que la politique de casse sociale cesse dès l’an prochain, avec la défaite de l’UMP à la présidentielle.

M.M.


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