Education-Formation

Le meilleur herbier récompensé

5ème édition du concours Zerbaz péi

Témoignages.re / 26 mai 2011

La remise des Prix du concours Zerbaz péi s’est tenue hier au Jardin de l’État de Saint-Denis. Organisé par l’Aplamedom (Association pour les plantes aromatiques et médicinales de La Réunion) et le Rectorat, ce concours récompense les élèves d’écoles primaires ayant réalisé les meilleurs herbiers de plantes médicinales de l’île.

La classe de CE2-CM1 de Mademoiselle Rubio de l’école de Villèle à Saint-Gilles les Hauts obtient le premier Prix. « Il est important que les enfants ne perdent pas le patrimoine de leurs parents », a-t-elle souligné.

Lancé mi-septembre par l’Aplamedom, le concours Zerbaz péi est ouvert à tous les établissements scolaires. Son but, selon l’association, est que tous les élèves puissent participer et contribuer à l’enrichissement de la connaissance de la pharmacopée réunionnaise.

Ainsi, les élèves de la classe de CE1a de Madame Thuong Soo du groupe scolaire de Domenjod et de la classe de CE2-CM1 de Madame Bègue de l’école Grand Canal de la Bretagne à Saint-Denis obtiennent respectivement les 3ème et 2ème Prix. Les classes récompensées ont reçu une plante d’espèce indigène dont elles devront réaliser le suivi.

Pour participer à Zerbaz péi, chaque enfant a sélectionné une plante utilisée dans sa famille ou dans son entourage, qu’il présente sous forme d’une planche herbier. Il a ensuite répondu à un questionnaire avec l’aide d’une personne connaissant bien cette plante. Les herbiers des élèves ont ensuite été exposés dans différents points de l’île tout au long de l’année.

« Les élèves ont été notés, dans un premier temps, sur la qualité et l’originalité de l’herbier, à savoir le choix de plantes rares, jusqu’ici jamais citées. Puis, dans un temps second, sur la qualité de l’enquête réalisée par les enfants », explique Claude Marodon, président de l’association Aplamedom.

Le concours avait également pour objectif de recenser l’état des connaissances et des pratiques familiales actuelles en matière d’utilisation de plantes médicinales et de compléter ainsi une base de données. « C’est un travail de recherche auprès des anciens. Il y a un véritable lien entre les parents et les enfants, ce qui est valorisant pour eux », poursuit Claude Marodon.

Sur cinq éditions, 2.000 enquêtes et planches d’herbiers ont renseigné sur 145 plantes médicinales.


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