Education-Formation

Les suppressions de postes dans l’éducation « ne préparent pas l’avenir »

Commune de Saint-Paul

Témoignages.re / 14 mai 2010

Mardi, la commune organisait une réunion afin de communiquer sa « désapprobation face à l’annonce de fermetures de classes dans la commune de Saint-Paul ».

Quinze classes doivent en effet fermer à la rentrée 2010. Fermetures qui se situent dans la politique générale de suppression de 16.000 postes dans l’Éducation nationale en 2010. Ces suppressions se poursuivront d’ailleurs en 2011, selon les déclarations du nouveau secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, Georges Tron : « Nous continuerons d’appliquer, strictement, le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux l’an prochain à la fonction publique d’État ». Toujours selon M. Tron, 34.000 départs ne seront pas remplacés. La part de l’Éducation nationale devrait donc être d’environ 17.000 postes.
En cinq ans, de 2007 à 2011, c’est 66.400 postes supprimés dans l’éducation (soit près de 8% des effectifs), et 20.000 environ seraient encore programmés en 2012.
Ainsi, Georges Tron annonce que, pour l’ensemble de la fonction publique d’État, la ponction sera de 34.000 postes en 2011, et qu’elle touchera aussi cette fois les opérateurs de l’État (Météo France, musées, etc). Cela vient après les 33.749 postes supprimés en 2010, les 22.900 suppressions en 2008, 30.529 en 2009…

Depuis 2002, on n’a cessé de supprimer des postes

L’Éducation nationale, qui reste le premier budget de l’État et emploie près de la moitié de ses agents, paie le plus lourd tribut aux suppressions d’emplois en 2010, avec 16.000 postes en moins.
600 postes d’agents administratifs sont supprimés en 2010 et une économie est faite sur 18.202 postes d’enseignants stagiaires. Pour la première année d’application de la réforme de la formation des enseignants, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours ne seront plus affectés en IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres), mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser les postes d’enseignants stagiaires.
La poursuite de suppressions va dégrader les conditions de travail et réduire les moyens de lutter contre l’échec et les inégalités. « Ces suppressions en cours ne préparent pas l’avenir, nous les déplorons », ajoute la députée-maire Huguette Bello.

Économies budgétaires

Ces suppressions de postes en IUFM confirment que la réforme de la formation des enseignants est d’abord motivée par "le souci d’économies budgétaires". « C’est dangereux pour la qualité de la formation et pour l’avenir du système éducatif ».
La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau "Master 2" (Bac +5) et que la formation incombe aux universités et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires.
« Le gouvernement doit changer de cap dans l’éducation », ajoute-elle. « Les suppressions de postes atteignent en 2010 une ampleur inégalée et placent les établissements et les personnels sous tension permanente. Les conséquences de ces mesures sont lourdes pour les élèves et les enseignants ».


Postes supprimés dans l’Éducation nationale

- 8.700 postes en 2007,
- 11.200 en 2008,
- 13.500 en 2009,
- 16.000 en 2010,
- 17 000 en 2011,

environ 20.000 programmés en 2012.


Classes supprimées dans la commune de Saint-Paul (chiffres prévisionnels)

Élémentaire Chocas :
1 classe
Élémentaire Hermitage les Bains : 1 classe
Primaire Émile Hugot : 1 classe
Élémentaire Grande Fontaine : 1 classe (malgré 7 enfants en plus dans l’école)
Maternelle Paille en Queue : 1 classe
Primaire Adèle Ferrand : 1 classe
Élémentaire Blanche Pierson : 2 classes (pour 4 enfants en moins) quittent la RRS
Maternelle Saint Gilles les Hauts : 1 classe
Élémentaire Guillaume : 1 classe (pour 11 enfants de moins, pourtant quartier défavorisé)


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