Education-Formation

Proposition du PCR pour une Université de l’océan Indien

Pacte de développement solidaire

Parti Communiste Réunionnais / 29 septembre 2017

En 1990, le Parti communiste réunionnais exposait sa proposition de créer une Université francophone de l’océan Indien. Cette idée est exposée en détail dans un document paru en 1994, Pacte pour un développement solidaire :

JPEG - 62.8 ko

Nous devons avoir à l’esprit que dans à peine une génération, Maurice, La Réunion et les Seychelles ne totaliseront guère plus de 3 millions d’habitants alors que Madagascar en comptera 34 millions. Toutes ces îles évolueront dans un bassin anglophone. Il est évident que c’est du choix de Madagascar de maintenir l’enseignement de la langue et de la culture francophone que dépendront les possibilités de rayonnement de l’Université de La Réunion. Il est absolument illusoire de croire qu’une Université d’une Réunion d’un million d’habitants sera à elle seule le pôle attractif dans une zone où Madagascar comptera 34 millions d’habitants.

Seul un partenariat étroit entre La Réunion et Madagascar peut sauvegarder dans cette zone le rayonnement d’un pôle universitaire à La Réunion.

- ll importe donc de s’orienter résolument vers la mise en place d’une véritable

Université de l’océan indien, conçue à partir de pôles d’enseignement et de recherche répartis dans l’ensemble des îles du sud-ouest de l’océan indien, et pratiquant aussi bien comme langue et culture d’enseignement le français que l’anglais.

. - Le principe de la création d’une Université de l’océan indien a été acté en 1989 lors du sommet des chefs d’Etat de la COI à Antananarivo. Toutefois, force est de constater que cette décision tarde à entrer dans les faits.

ll convient aujourd’hui, pour accélérer la mise en place de cette université - dans la conception ci-dessous exposée — d’identifier les pôles de recherches et d’enseignements qui y seraient créés,- développés ou amplifiés. L’élaboration rapide d’un programme d’implantation ou de délocalisation de centres de recherche à La Réunion, ou à Madagascar, Maurice, les Seychelles ou les Comores pourrait rapidement être réalisé, avec le concours d’organismes tels que FORSTOM ou l’lNRA.

- Les pôles de recherche correspondant aux potentialités de nos îles et nécessitant une coopération fructueuse sont nombreux : recherche en agronomie tropicale, aquaculture en milieu tropical, médecine tropicale, fonds marins, énergie solaire, géographie physique appliquée, météorologie, etc.

- Les domaines d’enseignements correspondants à des besoins communs à nos îles

et offrant l’opportunité de développer certaines filières sont également très divers : formation aux métiers de la communication, formation de cadres administratifs, écoles supérieures de commerce, urbanisme et politiques d’aménagement, télécommunications, informatique, etc.

La mise en place d’une telle l’Université de l’océan indien pourra constituer un formidable levier pour le développement d’une véritable culture de la coopération régionale qui pourra s’appuyer notamment sur les échanges permanents ainsi réalisés entre les jeunesses de nos pays qui en seront aussi les futurs cadres.