Education-Formation

Un travail d’équipe pour prévenir l’illettrisme

“Coup de pouce clé” à Saint-Louis

YVDE / 29 janvier 2010

Deux écoles primaires de Saint-Louis ont été sélectionnées pour tester le dispositif “Coup de pouce clé”. Ce dernier mobilise des enseignants, des directeurs d’école, des animateurs formés à cette tâche et les parents qui seront fortement impliqués. La Municipalité, partenaire obligatoire, apporte son soutien. L’opération sera suivie par le directeur de la Vie éducative, Diony Aipar, et par le responsable du Pôle des services à la population, Daniel Arthémise. Il s’agit, sous forme de jeux éducatifs, d’aborder l’apprentissage de la lecture et de l’écriture sous la responsabilité d’animateurs au sein de quatre clubs comptant chacun cinq élèves.

Saint-Louis est la troisième ville réunionnaise à s’engager dans le dispositif “Coup de pouce clé”. Un projet porté par l’association Pour favoriser une école efficace (PFEE) et par l’Association d’aide aux parents de Saint-Louis (AAPSL), avec un engagement fort de la Municipalité, partenaire obligatoire et financeur partiel à travers le Projet réussite éducation (PRE).
Le “Coup de pouce” est un outil de prévention de certains échecs du début de scolarité et des exclusions sociales qui leur sont liées. « C’est un des moyens pour lutter contre l’illettrisme. Une action de prévention de l’échec en lecture et en écriture pour des élèves qui vont bénéficier d’un encadrement plus riche », note Marie-Claude Rivière, ex-enseignante et conseillère municipale déléguée à l’Éducation. Le “Coup de pouce” a débuté ce 28 janvier 2010 et se terminera fin juin 2010.
Ce dispositif est basé essentiellement sur la participation active des parents. Ces derniers s’engagent à fournir chaque jour un goûter à leur enfant, à parler chaque soir avec leurs enfants de sa journée en regardant ses livres d’école et ses cahiers, à l’encourager et le féliciter pour ses réussites et à assister au moins à trois séances. L’objectif étant que l’année prochaine, ils jouent auprès de leur enfant le rôle dévolu cette année aux animateurs.

Entraide

C’est pourquoi, mercredi dernier, les parents ont cosigné un livret, sorte de contrat liant les signataires, avec les enfants, les directeurs, les enseignants et la représentante du maire, Marie-Claude Rivière, délégué à l’Éducation ; en présence de Chantale Pederzoli, chargée de mission de l’association PFEE. Laquelle assure la formation des directeurs, des enseignants, des animateurs et la mise au point du dispositif.
Le “Coup de pouce” est un dispositif d’entraide et de remplacement. Son fonctionnement est placé sous la responsabilité d’un coordinateur, enseignant de l’école. Il fonctionne selon le principe des clubs. Ceux-ci comportent un animateur en charge de cinq élèves qui sera automatiquement remplacé en cas d’absence.
Un comité composé des représentants de la Municipalité, de l’Éducation Nationale, des financeurs et des parents d’élèves pilote le dispositif. Il veille au bon fonctionnement de l’opération. Il se réunit deux à trois fois par an, selon les besoins.

Une priorité

Deux écoles, inscrites dans le Réseau ambition réussite (RARE), ont été sélectionnées. Il s’agit de l’école Jean Macé (Centre-ville) et de l’école Raphaël Barquissau (la Gare), respectivement dirigées par Maurice Raspiller et Claire Bénard.
Les élèves des cours préparatoires de ces écoles, détectés en octobre dernier par leur enseignant, seront pris en charge quatre après-midi par semaine. Sous forme de jeux éducatifs, ils aborderont l’apprentissage de la lecture et de l’écriture sous la responsabilité d’animateurs (niveau Bac +2) formés par les soins de l’association PFEE.
Cette initiative s’inscrit dans la politique globale de la Municipalité qui entend donner aux jeunes Saint-Louisiens et Riviérois les moyens de l’accès aux connaissances. Une priorité maintes fois réaffirmée. Son soutien décisif au “Coup de pouce clé” s’inscrit dans la droite ligne de sa participation au dispositif “Réussite éducative”, en partenariat avec l’Éducation nationale ; de sa dotation d’un ordinateur portable et d’une imprimante aux élèves du CM1 et des mesures prises pour améliorer le bâti scolaire.

YVDE



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Messages






  • Ce genre d’action est très louable, cependant si le problème n’est pas pris à bras le corps par l’Education Nationale cela ressemble à "do lo si feil sonze".
    Vous devriez porter plainte contre l’Education Nationale pour "non assistance à personne en danger d’accès à la connaissance et à la culture" sciemment entretenu par le bais de la langue. Inutile de rappeler les études des linguistes à ce sujet (diglossie etc).
    La stratégie ne serait-elle pas une tactique pour maintenir 20 % de la population de coté afin de réserver l’espace des emplois et des positions de responsabilité aux metropolitains aussi médiocres soient-ils ? Comment garder ce petit bout de terrain perdu dans l’Ocean Indien à portée de main et sans problème ?
    La réponse à tous vos problèmes : la langue française doit être enseignée comme une FLE (Français langue étrangère) jusqu’à ce que l’élève acquiert suffisamment de maitrise afin de passer dans la pédagogie du Français langue pour Français de langue maternelle FLM ; un peu de bon sens.Les esprit tordus où manipulateurs liront "FLN" mais il s’agit bien de FLM pour des FLER (français pour les Europeens de la Reunion) qui devraient etre trilingue CAF (Creole, Anglais, Français) et c’est bien in CAF qui dia zot sa.

    A méditer.

    Article
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