Education-Formation

Vers la « refondation de l’éducation populaire pour un nouveau contrat social » !

Belle ouverture du Colloque inter-CCEE des Outre-mer

Correspondant Témoignages / 28 mai 2015

Ce mardi 26 mai s’est ouvert le colloque de trois jours organisé à L’Étang-Salé par le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement (CCEE) de La Réunion avec ses homologues des quatre autres pays des Outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique et Mayotte). Plus de 200 personnes ont participé à cette ouverture de haut niveau et elles échangeront des idées du 26 au 28 mai sur les voies et moyens de « refonder l’éducation populaire pour un nouveau contrat social », le thème de ce colloque.

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L’ensemble des organisateurs et partenaires de ce colloque lors de la séance d’ouverture.

Cette rencontre a été lancée par Roger Ramchetty, président du CCEE réunionnais, pour qui l’éducation populaire doit être plus que jamais « une des bases essentielles de la construction de nos sociétés, à inscrire dans la durée ». Le maire de L’Étang-Salé, Jean-Claude Lacouture, a également prononcé un discours d’ouverture, en soulignant que l’éducation populaire doit « contribuer à améliorer notre système social, un système à bout de souffle, en s’attaquant aux causes de ce problème ».

Puis ont pris la parole les quatre autres présidents des CCEE : Jean-Jacques Jérémy pour la Guadeloupe, Jean-Pierre Bacot pour la Guyane, Gérard Lacom pour la Martinique et Madi Vita pour Mayotte. Ensuite, Jean-Raymond Mondon est intervenu en tant que président du Conseil Économique, Social et Environnemental de La Réunion, ainsi Sabrina Ramin pour le Département, Colette Caderby pour la Région et Loïc Armand, sous-préfet de Saint-Pierre, au nom de l’État, qui ont toutes et tous souligné l’importance de faire avancer l’éducation populaire.

« Un nouveau contrat social »

Après cette séance d’ouverture, la matinée s’est terminée par un exposé du philosophe et sociologue Christian Maurel, un spécialiste en France de l’éducation populaire, qui a présenté « les définitions, les courants historiques et les enjeux actuels » de cette pratique éducative. Il a notamment expliqué pourquoi et comment « l’éducation du peuple par le peuple et pour le peuple, surtout le peuple souffrant » permet d’assurer la transformation sociale et politique d’un pays.

Voilà pourquoi cette pédagogie peut répondre à des enjeux comme ceux des peuples qui « doivent prendre en mains leur destin », abolir les inégalités comme l’apartheid social, résoudre la crise de la démocratie participative, etc. Des sujets qui feront l’objet de débats intéressants durant ce colloque afin de « construire une autre perspective historique par un nouveau contrat social sur les valeurs de la démocratie radicale », selon Christian Maurel.


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