Energies

Le syndicat des installateurs du photovoltaïque : « Devons-nous partir pour que vive EDF ? »

Photovoltaïque : EDF annonce la construction d’une centrale de 265 mégawatts en France

Témoignages.re / 8 février 2011

Dans un communiqué diffusé ce dimanche, le Syndicat national des installeurs du photovoltaïque demande à quel jeu jouent le gouvernement et EDF. Alors que le secteur est stoppé dans son développement par des décisions politiques prises par Paris, EDF-EN annonce la construction d’une centrale photovoltaïque de 265 mégawatts dans le Gard, soit plus que le quota annuel alloué pour ce type d’équipement. « Devons-nous partir pour que vive EDF ? », s’interroge le Syndicat national des installeurs du photovoltaïque.

Pendant que les acteurs du photovoltaïque discutent dans le cadre de la concertation menée par MM Charpin et Trink, les spéculateurs agissent, et leurs projets pulvérisent par avance toute tentative de régulation du marché du PV.

L’annonce par EDF-EN de la construction d’une méga-centrale de 256 MW dans le Gard confirme ce qui était soupçonné depuis longtemps et qu’ont confirmé les réunions de la concertation “Charpin”, à savoir que les spéculateurs ne sont ni les agriculteurs, ni les installateurs, ni les PMI/PME, mais ceux qui ne voient dans le photovoltaïque qu’un effet d’aubaine, au premier rang desquels EDF-EN.
Ce projet démontre à merveille que l’objectif, le seul d’EDF-EN et consorts, est de mettre la main sur le secteur photovoltaïque, ne laissant aux petits opérateurs et autres installateurs que des miettes. 256MW pour une centrale au sol : c’est plus que le quota annuel de 200MW proposé par le gouvernement (jusqu’ici) pour ces centrales. C’est-à-dire qu’une seule centrale de ce type ne serait construite par année.
Plus encore, comme le montre bien Ariane Vennin dans son article sur Facebook « La recette de 264 MW à la crème pâtissière », la manœuvre de contournement de la loi du 10 février 2010, qui limite dans les faits les projets à 12 MW, est admirable : il suffit de créer 22 sociétés distinctes, avec des projets ne dépassant pas 12 MW, toutes détenues par le développeur, d’y ajouter un zeste de partenaires financiers et, cerise sur le gâteau, une PTF signée avant le 1er décembre ! Tiens, comme c’est bizarre… le tarif de rachat sera celui d’avant le 1er décembre. CQFD.

Alors la concertation Charpin comme paravent ?

Les vraies décisions se passent-elles ailleurs ? Si EDF et consorts raflent la mise du photovoltaïque, les discussions en cours sont du temps perdu, une manœuvre dilatoire. Les installateurs ne seront plus que des sous-traitants payés au lance-pierre. Et encore, car il leur faudra être capables de se vendre moins cher que les équipes d’installateurs en provenance de pays où le coût de la main-d’œuvre n’a rien à voir avec celui de la France.
Ce sera la mort des installateurs français, la fermeture de leurs entreprises, la disparition d’une main-d’œuvre locale qualifiée, l’augmentation du chômage. Pour information, des petits installateurs ont commencé les procédures de fermeture de leur entreprise auprès des tribunaux de commerce.

Devons-nous partir pour que vive EDF ?

Allons-nous accepter cela ? Serons-nous des moutons ? Devons-nous dès aujourd’hui nous résigner à fermer notre activité parce que les lobbies font un magnifique travail de désinformation et d’influence ?
Avec vous, le SYNAIP dit “non”.
Le SYNAIP a signé la motion commune diffusée ces jours-ci et signée par la majeure partie des acteurs du photovoltaïque. Vendredi 11 février aura lieu la dernière réunion de concertation Charpin. Quel qu’en soit le résultat, quel que soit le volume de la PPI, la mobilisation devra continuer plus que jamais. Le moratoire aura mis à terre bon nombre d’entre nous. Ce qui suivra ne devra pas être un enterrement de 1ère classe pour tous les installateurs. Faites-nous part de votre détermination afin que nous puissions entreprendre des actions d’envergure.

Francis Hildenbrand,
Président du SYNAIP



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  • N’oubliez pas la manifestation le 11/02/2011

    Rendez vous le 11/02/2010 à 12h 30 devant BERCY à Paris

    Tous UNIS pour defendre le PHOTOVOLTAIQUE

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  • Suite au décret concernant la mise en place d’un moratoire sur le photovoltaïque en France, je constate que ce décret permet à certains opérateurs de rester dans la file d’attente de RTE avec un tarif de rachat acquis sans avoir obtenu d’autorisation administrative et de permis de construire. Ainsi, par exemple, le communiqué de presse du 17 janvier de EDF énergies nouvelles précise que 572 MWc de projets ne sont pas suspendus et ont toujours accès au tarif sans avoir obtenu de permis de construire. La bulle spéculative est donc toujours une réalité malgré le décret et, sans parler d’abus de position dominante et d’entente entre RTE et EDF EN, le moratoire renforce une situation de distorsion de concurrence vis à vis des opérateurs qui font leurs demandes de raccordement à ERDF où le permis de construire est exigé au préalable de toute demande d e PTF. Dans le cadre du futur dispositif réglementaire qui sera mis en place à la fin du moratoire, il est nécessaire de prévoir de faire annuler les tarifs pour les opérateurs qui n’ont pas obtenu de permis de construire et de faire appliquer les mêmes règles d’entrée en file d’attente chez RTE et ERDF

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  • 1 sur 4. Je vous fait part du courrier adressé à la CAPEB et à un grand nombre de politiques

    Le piège se referme sur les consommateurs

    En fait, avec l’argent de l’Etat, donc le notre, les filiales d’EDF (EDF enr, INEO SUEZ, GDF et EDF Energies Nouvelles) et TOTAL ont fait main basse sur le photovoltaïque. Ces entreprises ont retenu tous les projets avec des prix élevés de rachat de l’électricité, et ce jusqu’à 2020 !.

    Alors que toute demande de raccordement au réseau électrique des productions par le photovoltaïque doit obligatoirement transiter par ERDF, EDF et consorts se sont créés un passage secret par RTE pour réserver en catimini 25 % de plus des 5 400 MW prévus pour 2020 par le Grenelle.

    Ainsi, les 5 400 MW sont atteints dès 2010 ! A fin décembre 2010, à peine 800 MW étaient raccordés au réseau et ce en 5 ans. On voudrait nous faire croire que 4 600 MW seraient raccordés en un an !

    Le 2 décembre 2010, l’état communique : "Ça y est, on arrête tout, les profits sont trop grands, les bulles financières doivent s’arrêter, de plus les chinois nous envahissent, nous ne pouvons alimenter l’économie chinoise par des valeurs de rachat trop élevées, durant 3 mois nous n’achèterons plus l’électricité produite à partir du photovoltaïque, nous redéfinirons les règles en avril prochain, il faut que la France fabrique ses propres panneaux. Les utilisateurs vont payer la note du photovoltaïque, le coût du kWh consommé va augmenter"

    Hélas, nous pouvons affirmer que la bulle financière profite à 95% aux filiales d’EDF et consorts, toutes les autres déclarations ne sont que stratagèmes !

    Jean Michel GEOFFROY

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  • 2 sur 4 Décryptage

    En faisant main basse sur le photovoltaïque, il en va de même avec l’éolien, les filiales d’EDF et consortss’assurent que la production d’électricité restera sous leur contrôle. Ainsi, que l’électricité vienne du nucléaire ou des énergies propres, le prix du kWh, que nous consommons, pourra toujours augmenter, les profits resteront dans les mêmes poches.

    Entre 2009 et 2010, l’électricité a augmenté de 15% (regardez vos factures et pas uniquement le prix du kWh). Une hausse de 7% du prix de l’électricité est applicable dès le 1er janvier 2011. Cette nouvelle hausse est imputée à la forte augmentation des charges de service public de l’électricité, soit disant à cause du soutien à l’énergie solaire.

    En résumé, nous payons et paierons de plus en plus chère notre électricité pour que les filiales d’EDF et consorts puissent profiter de plus en plus de la bulle financière. De l’autre coté, en tant que particulier nous n’aurons pas accès à la fabrication d’électricité propre.

    Aujourd’hui, notre électricité est produite à 76,5 % par le nucléaire. D’ici 2021, 21 réacteurs sur les 58 que comptent nos centrales seront arrêtés (fin de vie), 16 de plus le seront d’ici 2025, soit 64% de notre capacité de production ! (voir http://futura24.voila.net/nucle/react_france.htm)

    La production mondiale d’uranium (42.000 tonnes) est insuffisante depuis une vingtaine d’années. L’utilisation de sources secondaires d’uranium (25.000 tonnes), provenant de stocks civils et militaires, permet de combler la différence avec la consommation des centrales nucléaires (67.000 tonnes). Ces stocks seront épuisés en 2015 et la production minière ne pourra augmenter de façon suffisante en huit ans pour correspondre à la demande de consommation.
    La production d’uranium est estimée de façon fiable à une dizaine d’années à l’avance. Les projets d’exploitation de nouveaux gisements sont connus et il faut dix ans au moins pour mettre une mine en exploitation, en dehors des problèmes techniques imprévus.
    Avec cette pénurie d’uranium dès 2015 et une production mondiale d’uranium en déclin à partir de 2025, le prix de l’uranium ne pourra qu’augmenter de façon considérable. Un prix supérieur à 200$/lb dans les prochaines années est non seulement réaliste mais sans doute sous-estimé en regard de la réalité des prix sur la période 2010-2020 et au delà.
    Le coût de production de l’électricité nucléaire sera tellement élevé que ce moyen de produire l’électricité n’aura plus aucune justification économique.
    Au lieu de cela, on nous fait croire que le fait d’installer du photovoltaïque est un cadeau, alors qu’il s’agit d’une nécessité ! Par contre, l’accès au photovoltaïque est réservé à une minorité !

    D’ici 2015, tous les spécialistes sont formels, l’électricité nous coûtera 2 à 3 fois plus chère qu’aujourd’hui.

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  • 3 sur 4 Il ne nous est pas interdit d’installer du photovoltaïque, par contre le 2 décembre 2010 un moratoire est imposé, le 8 décembre 2010 ERDF a augmenté de 66% le coût du raccordement, durant 24 mois les règles édictées ont changé tous les 3 mois, des textes de loi à effet rétroactif furent promulgués et des tracasseries administratives augmentées.

    Il ne nous est pas interdit d’installer 20 m² de panneaux à des prix prohibitifs de 19 000 € vendus par les filiales d’EDF et consorts, vous êtes même incités à le faire,grâce au prix de rachat à 58 cts le kWh et un crédit d’impôts de 22% .

    Si vous voulez installer plus de 20 m², il y a véto. Pourquoi ? Avec 20 m², vous ne serez jamais autonomes, donc toujours dépendants d’EDF. Par contre, avec plus de 20m², vous pouvez devenir autonomes, et ça EDF ne vous l’accordera jamais.

    La seconde facette du piège qui se profile

    Aux dires du ministère « il faut que la France fabrique ses propres panneaux », nous sommes d’accord si cette fabrication ne devient pas l’outil complémentaire à l’assise d’un monopole.

    « Les chinois nous envahissent, nous ne pouvons alimenter l’économie chinoise par des valeurs de rachat trop élevées » affirme le ministère. N’oublions pas, qu’aujourd’hui, nous connaissons ceux qui ont alimenté l’économie chinoise !

    Aussi la règle de l’intégration fut inventée. Il s’agissait de retirer la couverture existante, puis de placer un bac plastique ou acier et enfin d’installer les panneaux photovoltaïques. Si les panneaux n’étaient placés de cette façon, la valeur de rachat de l’électricité baissait. Rappelons que nous sommes les seuls au monde à avoir inventé une telle règle. Partout dans le monde, les panneaux sont placés au dessus de la couverture (tuiles, ardoises etc) ainsi une bonne ventilation est assurée et les coûts bien plus faibles.

    Un arrêté au 31 août 2010 maintenait cette règle d’intégration, mais interdisait l’usage des bacs plastiques ou acier à compter du 1 janvier 2011, en effet de nombreux problèmes de surchauffe sous les panneaux se sont révélés ! Il s’agit désormais d’assurer l’étanchéité du toit directement à partir des panneaux, par contre la couverture existante doit toujours être démontée et remplacée par les panneaux !

    Pourquoi EDF impose cette intégration, alors qu’il s’agit d’une hérésie technique ? Installeriez vous des vitrages à 5 cm de votre isolation ? Les arguments d’EDF sont la spécificité française et l’esthétique !!!!
    Bref du pipeau.

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  • 4 sur 4 Dans le magasine L’Usine Nouvelle du 9 avril 2009 vous pouviez lire :Quand l’intégration au bâti... surchauffe. Le directeur de PV Alliance à Bourgoin Jallieu 38 (consortium EDF, CEA et Photowatt) a également exprimé ses doutes sur la prédilection française pour l’intégration au bâti. « Intégrer au bâti ça veut dire qu’on produit moins parce qu’on chauffe : cela occasionne des pertes de 5 à 7%. » Le rendement d’un panneau photovoltaïque silicium diminue en effet avec l’augmentation de la température. « Mieux vaut un module indépendant du toit qui puisse être ventilé. » 

    Ce n’est pas fini, un Comité d’ Evaluation de l’Intégration Au Bâti vient d’être créé (CEIAB). Son objectif :Homologuer les systèmes d’intégration avec une marque de panneaux photovoltaïques ! Il sera impossible d’installer une marque si elle n’est pas homologuée.

    Le CEIAB est illégitime et ne peut se substituer à l’AFNOR pour statuer sur la conformité d’un système par rapport à un autre, d’une part, et d’autre part puisque des normes CE ou NF existent en couverture, le CEIAB ne peut réinventer d’autres règles.

    L’intégration au toit est un outil de protectionnisme, contraire aux règles édictées par Bruxelles et le CEIAB est le tremplin vers un monopole de fabrication et de distribution.

    Encore plus fort, ce même CEIAB prépare un texte pour que les panneaux ne dépassent pas au dessus du toit de plus de 2 cm. C’est reparti, techniquement c’est une hérésie, par contre en terme de stratégie commerciale, cela impose un type de panneaux spécifiques « extra plats ».

    Si EDF et TOTAL rachètent Photowatt à Bourgoin-Jallieu (Isère), ce qui est probable puisque EDF et Photowatt sont déjà en joint-venture dans le capital de PV Alliance, vous devez savoir que Photowatt ne fabrique que des panneaux « extra plats »

    Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) a délivré à la société Photowatt un Avis Technique pour sa solution d’intégration Wattéa avec ses panneaux « extra-plats ».

    Conclusion

    Les consommateurs et les acteurs de la filière photovoltaïque sont piégés. Tout est mis en place pour que l’accès au photovoltaïque soit régulé.

    20 m² de panneaux posés au dessus du toit coûtent partout en Europe 11 à 12 000 €, alors qu’en France, avec cette fameuse règle d’intégration, le coût est de 19 000 € !

    Ainsi, l’accès au photovoltaïque pour le particulier est financièrement difficile, EDF et consorts peuvent dormir tranquilles : au dessus de 20 m² on vous l’interdit, en dessous de 20 m² vous payez une fortune, par contre les kWh achetés seront de plus en plus chers et les profits iront dans leurs poches.

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  • Fin

    Nous devons demander une enquête administrative qui permettra de définir précisément à qui a profité la bulle spéculative. En fait, le Grenelle avait défini un programme de 5 400 MW d’ici 2020, c’est vrai les 5 400 MW sont déjà atteints en terme de réservations de projets éligibles au prix de rachat maximum par EDF. Vous serez certainement étonnée de savoir que 90% des projets sont réservés par des filiales d’ EDF, GDF SUEZ et TOTAL. Ainsi, tous ces projets sont financés par l’Etat et amortis en 10 ans, les 10 années suivantes seront « les années dorées » pour les heureux bénéficiaires. Puisque plus aucune place n’est faite aux particuliers pour produire de l’électricité, ces mêmes « heureux bénéficiaires » auront tout le loisir de définir des prix prohibitifs de revente de l’électricité. Enfin, si EDF est privatisée et que par hasard les « heureux bénéficiaires » soient les repreneurs, ne trouvez vous pas que le cadeau est somptueux ?
    De plus, sous de fausses raisons techniques, les installateurs sont dans l’obligation d’installer des systèmes intégrés à la toiture. Nous sommes le seul pays au monde à imposer une telle ineptie.(Interroger l’INRS, ce dernier précise que des pertes de 7% sont engendrées par ce système). Cette technique fut imposée à compter du 10 juillet 2006 à tous istallateurs. Le nombre de sinistres et
    malfaçons fut éloquent, en effet poser des vitrages à 5 ou 10 cm des sous toitures ne viendrait jamais à l’idée d’un professionnel du bâtiment. Forcés et contraints nous avons mis en œuvre tel que défini dans le texte de loi . Mal nous en a pris, puisqu’en cas de problème, ce sont les installateurs qui sont montrés du doigt !
    Nous vous demandons d’intervenir pour que ces règles, édictées par des non initiés, disparaissent et que les normes NF ou CE puissent s’appliquer !

    Jean Michel GEOFFROY

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