Energies

Stratégie réunionnaise de développement durable confortée

Le gouvernement décide de développer l’énergie solaire

Manuel Marchal / 4 août 2009

Annoncé par "le Monde" du 24 juillet dernier, le lancement d’un plan de développement des énergies solaires en France par le gouvernement est une décision qui conforte la stratégie réunionnaise d’autonomie énergétique à partir de laquelle se sont construits de nombreux projets depuis 1999.

Le 24 juillet dernier, "le Monde" a fait sa "une" sur un plan de développement de l’énergie solaire en France annoncé par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie.
Le 6 juillet 2007, à la veille de l’ouverture de la Conférence internationale sur la biodiversité et les changements climatiques, Jean-Louis Borloo avait visité plusieurs chantiers réunionnais. Le projet de recouvrir de panneaux solaires la Route des Tamarins lui avait été présenté, ainsi que celui du tram-train, un mode de transport alternatif fonctionnant à l’électricité, et la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise notamment. Autant de projets destinés à apporter une solution globale aux différents problèmes structurels de notre île : coût de la facture pétrolière, pollution liée aux énergies fossiles, pénurie d’emplois et de logements, déséquilibre de la balance commerciale au détriment des exportations…
Soulignant les convergences entre les projets réunionnais et les objectifs que le ministre souhaite défendre, Jean-Louis Borloo n’avait pas manqué de souligner que « La Réunion a un siècle d’avance ». Un an après cette visite, le gouvernement français décide de lancer un plan d’investissements dans la construction d’une filière "énergie solaire". C’est une nouvelle fois la stratégie réunionnaise qui est confortée par cette décision.
D’ailleurs, l’article du "Monde" indique que sous l’impulsion de la France, 160 pays ont crée une Agence mondiale de promotion des énergies renouvelables. Cette réalisation n’est pas sans rappelée l’ARER, un outil créé dans la perspective réunionnaise d’atteindre l’autonomie énergétique en 2025.
Si le gouvernement français adopte un plan de développement de l’énergie solaire au niveau de la République, il sera sans doute un élément positif à La Réunion. Lors de sa venue à La Réunion les 9 et 10 juillet derniers, le Premier ministre n’avait pas manqué de rappeler à plusieurs reprises la volonté affichée par l’État d’accompagner les initiatives locales pour rechercher des solutions endogènes aux problèmes spécifiques rencontrés par les Outre-mer. Gageons que l’adossement au PRERURE d’une déclinaison locale de ce plan d’investissements permettra encore d’accélérer la marche vers l’autonomie énergétique de La Réunion. Lancé en 1999, le mot d’ordre d’autonomie énergétique pour 2025 apparaît de plus en plus réalisable avant cette échéance.

M.M.


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