Environnement

Adoption d’une "position commune" des pays de la CEEAC

Réchauffement climatique

Sanjiv Dinama / 30 octobre 2009

Les 10 pays membres (dont l’Angola, le Burundi, la Centrafrique, le Tchad, les deux Congo ou encore le Cameroun) de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont décidé d’adopter "une position commune" au sommet sur le réchauffement climatique prévu en décembre à Copenhague, à l’issue de la 14ème session de leur organisation samedi dernier à Kinshasa. Les États africains vont cette fois-ci parler d’une voix commune. Les chiffres accablent les pays pollueurs du Nord notamment de l’Europe et de l’Amérique. Il est prouvé que 78% de la pollution proviennent du Nord. Et pourtant, les effets pervers sont les plus ressentis parmi les pays sous-développés du Sud, notamment en Afrique et à l’Asie avec des conséquences graves pour la population en termes de santé, d’alimentation ou de disponibilité en eau.

Les dix pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont décidé d’adopter "une position commune" au sommet sur le réchauffement climatique prévu en décembre à Copenhague, à l’issue de la 14ème session de leur organisation samedi à Kinshasa.
"Pour ce qui est des changements climatiques, la conférence s’est félicitée de l’élaboration d’une position commune de l’Afrique centrale, issue du conseil des ministres respectivement en charge des Forêts, de l’Environnement et du Plan", selon le communiqué de la rencontre lue par le ministre congolais de la Coopération, Raymond Tshibanda.
"La conférence a encouragé les chefs d’État et de gouvernement à saisir l’occasion de la conférence de Copenhague pour le plaidoyer en faveur de cette position commune", a-t-il indiqué.

Aller en rang serré

À la tête de l’organisation depuis 2007, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a exhorté, à l’ouverture de la session, ses pairs à aller "en rang serré" et à parler "d’une même voix" lors du sommet sur le changement climatique prévu en décembre à Copenhague.
La CEEAC a par ailleurs exprimé sa "préoccupation face à la menace que constitue la disparition progressive du Lac Tchad, et s’est engagée à déployer tous les efforts nécessaires en vue d’inverser cette tendance".
Les États africains vont cette fois-ci parler d’une voix commune. Les chiffres accablent les pays pollueurs du Nord notamment de l’Europe et de l’Amérique. Il est prouvé que 78% de la pollution proviennent du Nord. Et pourtant, les effets pervers sont les plus ressentis parmi les pays sous-développés du Sud, notamment en Afrique et à l’Asie.

Conséquence grave pour toute l’Afrique

Le dernier rapport du Groupe de travail intergouvernemental PNUE/OMM sur les changements climatiques (IPCC) fait état d’un réchauffement d’environ 0,7°C pour pratiquement tout le continent africain au cours du XXème siècle, selon les données recensées sur toute la période. Selon le rapport les manifestations extrêmes iront en s’aggravant et les tendances de la plupart des variables changeront en réponse au réchauffement. D’ici la fin du siècle, il est prévu que la température moyenne au sol augmentera de 1,5°C à 6°C sur l’ensemble de la planète. Le niveau des mers devrait, quant à lui, s’élever jusqu’à 1 mètre.
Le réchauffement prévu sera plus important à l’intérieur et dans les franges semi-arides du Sahara ainsi qu’au cœur de l’Afrique australe. L’élévation de la température en Afrique fait partie d’une élévation globale et que les impacts négatifs y compris les extrêmes seront répartis sur les différents types d’environnement, ce qui implique des risques considérables pour une énorme partie du continent. Ces élévations de température auront un impact sur l’eau, la santé et l’alimentation.

Sanjiv Dinama


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