Environnement

Aggravation de la catastrophe écologique

Patrimoine mondial à La Réunion : l’UNESCO souligne l’ampleur du drame

Manuel Marchal / 21 octobre 2010

10 jours après le début de l’incendie, l’UNESCO a décidé de communiquer sur l’incendie du Maïdo. L’UNESCO est prête à mettre toute son expertise au service de la recherche d’une solution. Cela souligne la responsabilité qui pèse désormais sur ceux qui ont décidé de diriger le Parc national. Car il s’agit bien de la préservation de la part réunionnaise du Patrimoine mondial. L’heure n’est plus à la com’ comme à Brasilia, c’est plus que jamais le moment de l’action pour sauver ce qui peut encore l’être.

10 jours après que les flammes aient commencé à dévorer une partie des hauts de l’Ouest de La Réunion, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture a décidé de communiquer sur cette catastrophe. L’UNESCO est en effet l’institution qui a pris la décision de classer Piton cirques et remparts dans la liste du Patrimoine mondial sur proposition de l’UICN.
Son communiqué annonce que d’ores et déjà, la France a adressé à l’UNESCO un premier rapport sur la catastrophe, faisant état de menaces sur plusieurs espèces rares. L’UNESCO souligne que « le Centre du patrimoine mondial suit attentivement la situation », et « souhaite exprimer sa solidarité aux gestionnaires du site et aux citoyens qui luttent pour sauvegarder leur patrimoine et leur environnement ».
« L’UNESCO est prête à apporter toute son aide en offrant son expertise technique, partout où cela est nécessaire, conjointement avec ses partenaires, particulièrement l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), afin de sauvegarder un patrimoine inestimable et irremplaçable pour les générations futures », conclut le communiqué. Cela signifie que c’est maintenant le monde qui suit heure par heure l’évolution de la situation.

Offre de service de l’UNESCO

Cela fait à peine deux mois que la zone centrale du Parc national est inscrite au Patrimoine mondial et elle connaît aujourd’hui la pire catastrophe depuis 20 ans. Tout le monde a vu combien le président du Parc national a occupé l’espace médiatique au moment de la conférence de Brasilia. Mais aujourd’hui, son activité a considérablement diminué alors que tout le monde s’attend à le voir en première ligne, pour défendre le Parc national de manière aussi vigoureuse que devant les caméras à Brasilia et à Gillot voici à peine deux mois.
À 10.000 kilomètres d’ici, l’UNESCO vient d’entrer dans le jeu, et annonce qu’elle est prête à mettre tous ces moyens scientifiques et techniques pour aider à résoudre le problème. Qu’attend le président du Parc national pour s’exprimer à ce sujet ? A-t-il pris des contacts avec l’UNESCO, ou l’UICN ?
Cet épisode démontre bien que le combat a changé d’échelle. Car depuis le classement de 40% de notre territoire par l’UNESCO, nous avons la responsabilité face au monde de préserver notre environnement.
Il faut donc être à la hauteur de cet engagement. L’heure n’est plus à la com’, l’heure est à l’action et à l’annonce de mesures permettant d’éviter la répétition d’une telle catastrophe. Chacun est donc face à ses responsabilités.

Manuel Marchal


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