Environnement

Changement climatique : quel impact sur les océans ?

Cérémonie de clôture du WIOMSA à la Région à 16 heures

Manuel Marchal / 28 août 2009

Après Durban et ses 400 participants, La Réunion accueille cette semaine le congrès du Western Indian Ocean Marine Science Association (WIOMSA). Copenhague se prépare à La Réunion.

Cet après-midi à 16 heures à la Région doit se clôturer une semaine de travaux des 450 scientifiques venus de 26 États, membres de 123 institutions différentes dont 40 universités.
Ouvert lundi, les travaux du 6ème congrès du WIOMSA sont décisifs. Ils apportent un éclairage essentiel à quatre mois du Sommet de Copenhague qui décidera du traité international succédant au Protocole de Kyoto.
Les océans sont en effet au cœur des changements climatiques. Ils aident notre planète à amortir le choc des températures extrêmes, mais ils sont aussi à l’origine de phénomènes destructeurs tels que les cyclones. Or, le réchauffement climatique fait monter la température des océans, ce qui favorise l’apparition de ces cyclones.
Si le WIOMSA a décidé que l’année du Sommet de Copenhague, il tiendra son congrès à La Réunion, cela n’est pas un hasard. Notre île devient un pôle de compétence dans les sciences marines. Le WIOMSA souligne « l’implication croissante des scientifiques locaux aux activités de WIOMSA, la
forte participation de La Réunion aux programmes MASMA et MARG, les capacités de recherche et formation en sciences marines reconnues dans la région »
.
De plus, il est constaté que les scientifiques réunionnais participent à des « collaborations multiples avec des pays membres de WIOMSA ». Quant à notre île, une des ses richesses est « diversité et pluridisciplinarité des institutions et associations impliquées dans la recherche fondamentale ou appliquée dans le domaine marin ».
Dans ses objectifs spécifiques, le 6ème congrès du WIOMSA souhaite « établir un espace d’échange entre les scientifiques de différentes disciplines (sciences biologiques, océanographie, sciences humaines…), les gestionnaires et les décideurs ayant un intérêt commun pour l’OIO ». Et « présenter un état actualisé des recherches fondamentales et appliquées dans les différents domaines des sciences marines ».
Il s’avère que le premier thème de travail concerne le réchauffement climatique et l’acidification des océans. Ce thème touche particulièrement La Réunion, car ce réchauffement et cette acidification fragilisent les coraux. Sans ces derniers, c’est le littoral le plus peuplé de La Réunion qui risque d’être livré à la houle de l’océan Indien. Et en période cyclonique, la barrière de corail ne pourrait pu atténuer l’impact des vagues, et l’eau pourrait entrer sur des kilomètres à l’intérieur des terres.
Quatre mois avant le Sommet de Copenhague, c’est une partie de l’avenir du monde qui est en train de se construire à La Réunion.

M.M.


Les thèmes du WIOMSA à La Réunion

Sous l’intitulé "le défis du Millénaire : comment les sciences marines et les gestionnaires parviendront à la gestion durable des ressources marines et au développement des communautés humaines" se développe en premier la question du réchauffement climatique.


- Réchauffement climatique et l’acidification des océans

- Évolution de la biodiversité marine

- Écologie fonctionnelle des écosystèmes côtiers

- Évolution et durabilité des pêcheries côtières et hauturières

- Espèces bioindicatrices

- Pollution

- Océanographie physique et processus géologiques

- Aspects économiques et sociaux de l’utilisation des ressources marines

- Les Aires Marines Protégées

- Écologie et conservation des espèces marines menacées (mammifères marins, tortues, oiseaux, requins)

- Espèces marines et molécules bioactives


Climat : en allant au pôle Nord, le secrétaire général de l’ONU veut lancer un cri d’alerte

Ban Ki-moon estime que l’accélération du réchauffement de la planète exige de reconsidérer le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Deux ans après avoir visité l’Antarctique, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, va se rendre dans l’Arctique, c’est-à-dire au pôle Nord, avec pour objectif de constater l’accélération du réchauffement climatique et d’alerter le monde sur la question.
« J’espère être entendu des dirigeants mondiaux et que cela donnera l’occasion de bonnes discussions lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement le 22 septembre à New York », a dit M. Ban lors d’un point presse impromptu au siège des Nations-Unies à New York.
Il a souligné que le niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre recommandé dans le rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat en novembre 2007 devait déjà être reconsidéré au vu de l’accélération du réchauffement de la planète.
En parallèle, le chef de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Michel Jarraud, a déclaré mercredi « qu’à cause du changement climatique, les données météorologiques historiques n’étaient plus de bons indicateurs des tendances pour l’avenir, ni un guide adéquat pour la prise de décision ».
Dans une interview avec la radio de l’ONU, il a souligné que de nombreux secteurs socio-économiques étaient très dépendants des conditions climatiques pour prendre des décisions à long terme.
L’OMM tiendra la semaine prochaine à Genève une conférence mondiale sur le climat destinée à associer scientifiques et preneurs de décisions. Le secrétaire général Ban Ki-moon participera à l’ouverture de la réunion de haut niveau de cette conférence, le 3 septembre, après sa visite au pôle Nord.


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