Environnement

Des avancées pour la biodiversité à Nagoya

Conférence réussie malgré les États-Unis

Céline Tabou / 3 novembre 2010

La Conférence internationale sur la biodiversité de Nagoya s’est clôturée sur un bilan positif, bien que les plus gros pollueurs du monde, tels que les États-Unis, n’ont pas décidé de faire des efforts supplémentaires pour protéger la nature, et l’environnement.

La 10ème Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique (COP 10), qui s’était ouverte le 18 octobre dernier à Nagoya, s’est achevée vendredi 29 octobre sur une note d’espoir. Les 193 pays présents, parmi lesquels ne figurent pas les États-Unis, se sont engagés sur ce plan stratégique 2010-2020. Les États-Unis n’ont jamais signé cette convention pourtant ouverte à la ratification depuis 1992.
Principaux pollueurs, encore plus avec les récents évènements dans le golfe du Mexique (déversement de pétrole dans les eaux frontalières des USA), les Américains n’ont pas paraphé l’accord de la Conférence de Nagoya.

Un accord historique

Les délégués ont trouvé samedi 30 octobre un accord pour garantir la protection d’ici 2020 d’au moins 17% des terres et 10% des océans du globe contre la pollution, la surexploitation et la destruction des habitats, selon des participants.
« A un certain moment, on a eu l’impression que tout allait s’effondrer, donc cet accord est une bonne nouvelle », a réagi Nathalie Rey, de Greenpeace International. « J’aurais préféré voir des objectifs plus ambitieux, notamment sur les zones protégées. Mais avoir un accord, c’est mieux que de ne pas en avoir », a-t-elle ajouté.
En effet, bien que cet accord ait été acté, les financements restent à trouver. Pour cela, la conférence onusienne a décidé de créer un groupe de travail chargé d’évaluer les besoins en financement. Le fonds mondial pour l’environnement devrait être sollicité, mais l’ONU a décidé de créer un fonds finançant « un mécanisme multilatéral de partage des avantages ». Les responsables ont émis l’idée de faire financer ce programme par les entreprises exploitant la ressource génétique.

Céline Tabou


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