Environnement

Greenpeace informe sur la surpêche du thon

Témoignages.re / 18 octobre 2014

Ce samedi 18 octobre, les bénévoles de Greenpeace seront mobilisés dans les lieux de grande distribution pour expliquer aux consommateurs ce que cachent leurs boîtes de thon, et notamment celles du leader du marché, la marque Petit Navire. Rendez-vous le 18 octobre à Saint Leu, 14h, parking du Gamm vert sortie Piton St-leu, le Portail. Voici les précisions de Greenpeace.

« Depuis lundi 6 octobre, plus de 33 000 personnes ont écrit à Petit Navire pour lui demander d’arrêter de s’approvisionner en thon pêché avec des dispositifs de concentration des poissons, les DCP. 79% des Français interrogés par le CSA se disent prêts à payer 20 centimes de plus pour une boîte de thon pêché durablement, souligne Hélène Bourges, chargée de campagne océans à Greenpeace France. Les bénévoles de Greenpeace vont maintenant à la rencontre des consommateurs pour leur expliquer quel est le problème. Leur geste d’achat peut faire évoluer la pêche, pour que le thon en boîte ne devienne pas le nouveau thon rouge. »

Petit Navire, marque leader sur le marché, est classée 8ème sur 10 dans l’étude sur les marques de thon en boîte que Greenpeace a menée durant l’été. Pourquoi ? Parce que la marque s’approvisionne principalement en thon albacore, dont les stocks sont en déclin, et que ces thons sont pêchés avec des DCP, une technique de pêche qui ne permet pas de sélectionner les espèces prises. Les marques sœurs de Petit Navire, que ce soit en Angleterre ou en Italie, se sont déjà engagées, suite à la demande des consommateurs, à s’approvisionner en thon durable.

« Des alternatives existent, comme la pêche à la senne sans DCP, ou la pêche à la ligne, précise Hélène Bourges. Certaines marques, comme le distributeur Système U ou Phare d’Eckmühl, sont bien classées parce qu’elles proposent du thon pris à la ligne, et provenant de stocks qui sont encore en bonne santé, comme le listao. Les consommateurs, grâce à ce classement, peuvent faire un choix éclairé, et Petit Navire devra entendre le message. »

Les DCP, une méthode de pêche destructrice

L’écrasante majorité du thon Petit Navire est pêchée avec une technique destructrice, le DCP. C’est un objet artificiel flottant qui permet aux poissons de s’abriter en pleine mer. Tout un écosystème s’agrège autour de ce dispositif, avant que les thoniers industriels ne déploient un filet de plusieurs kilomètres de long, la senne, qui remonte tout – y compris les espèces menacées (requins, tortues, raies), et les jeunes thons qui n’ont pas encore pu se reproduire. Outre le gaspillage des espèces rejetées à la mer mortes ou mourantes, la pêche sur DCP fragilise particulièrement les stocks de thons albacores et obèses, en compromettant leur capacité à se renouveler. Les populations de thons tropicaux sont déjà sur le déclin. 2/3 des stocks sont surexploités ou en voie de l’être. Greenpeace a résumé en une vidéo l’histoire de Petit Navire et de la pêche au thon.


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