Environnement

Halte aux pesticides à La Réunion !

Protection de notre environnement et de notre santé

Témoignages.re / 4 février 2014

Depuis des dizaines d’années le PCR et d’autres forces démocratiques réunionnaises réclament au pouvoir en place d’en finir avec les importations de produits chimiques, pétroliers et autres qui polluent notre environnement et détériorent notre santé. Mais bann la lé pa la èk sa ! Priorité au profit ! Or, selon une nouvelle étude du Professeur Séralinies, les pesticides sont aujourd’hui jusqu’à « mille fois plus toxiques ». Allons donc en finir avec ce système néfaste !

Le professeur Gilles-Éric Séralini, auteur d’une étude controversée sur des effets d’un OGM et du pesticide Roundup sur des rats, persiste et signe avec une nouvelle étude montrant selon lui que les pesticides sont « deux à mille fois plus toxiques » qu’annoncés.

« Nous avons étendu les travaux que nous avons faits avec le Roundup et montré que les produits tels qu’ils étaient vendus aux jardiniers, aux agriculteurs, étaient de 2 à 1.000 fois plus toxiques que les principes actifs qui sont les seuls à être testés in vivo à moyen et long terme », a-t-il déclaré. Avant mise sur le marché, seuls les effets de la substance active sont évalués, et non ceux des produits commercialisés auxquels ont été ajoutés des adjuvants.

« Il y a méprise sur la réelle toxicité des pesticides », a insisté le professeur Séralini, précisant qu’il y a toxicité « quand les cellules commencent à se suicider » au contact du produit et « qu’elles meurent en quantités beaucoup plus significatives que les cellules contrôles ».

L’étude, publiée il y a quelques jours dans la revue "Biomed Research International" (groupe Hindawi) à comité de lecture, est signée du professeur Séralini ainsi que d’autres membres de l’université de Caen, où se trouve son laboratoire, et du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen). Elle a été réalisée in vitro sur cellules humaines sur neuf des "principaux" pesticides utilisés dans le monde : trois herbicides (Roundup, Matin El, Starane 200), trois insecticides (Pirimor G, Confidor, Polysect Ultra), et trois fongicides (Maronee, Opus, Eyetak).

Bilan : sur 9 de ces pesticides, « 8 formulations sont clairement en moyenne des centaines de fois plus toxiques que leur principe actif », et il pointe du doigt les adjuvants qui « sont souvent gardés confidentiels et sont déclarés comme inertes par les fabricants ».



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Messages






  • Dans la loi d’avenir pour l’agriculture qui vient d’être adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, la règlementation sur les pesticides reste timide. Si certaines dispositions tentent de casser les liens entre décideurs politiques et industries des produits phytosanitaires, on n’y trouve pas de mesures pour diminuer l’usage des pesticides agricoles.
    La mesure la plus novatrice sur les pesticides de la loi d’avenir pour l’agriculture est aussi la plus critiquée. Voté mi-janvier en première lecture à l’Assemblée nationale, le texte prévoit le transfert du pouvoir d’autorisation de mise sur le marché (AMM) des pesticides à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Cette compétence serait retirée au ministère de l’agriculture, très décrié pour son laxisme en faveur des industriels. Mais ce transfert de pouvoir aux experts ne convainc pas. France Nature Environnement (FNE) condamne « un désengagement du politique », selon Marie-Catherine Schultz, responsable du réseau agriculture de FNE. Si la fédération associative souhaite une réforme du système actuel, elle demande au contraire que la décision soit portée par les trois ministères de tutelle de l’Anses : l’agriculture, l’environnement et la santé. Le syndicat des industries des produits phytosanitaires (UIPP) s’appuie sur ces critiques pour refuser le transfert à l’Anses et pour demander un assouplissement des AMM.
    Les "d’jeunss" de la direction new look du PCR ont-ils demandé au sénateur Paul Vergès de déposer un amendement lors de l’examen de la loi d’avenir agricole, rappelant au passage les "multiples interventions :) du PCR pour faire "cesser ce scandale".
    Un peu de modestie et de retenue, pour ne pas tirer la couverture à soi "sur tout ce qui bouge", ne ferait pas de mal au PCR reconstruit !

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