Environnement

Hausse du niveau de la mer : de 5 à 10 mètres

Route en mer : le rapport du GIEC noie les dernières illusions

Témoignages.re / 24 août 2013

Très attendu, le prochain rapport du Groupe intergouvernental d’experts sur le climat prévoit des changements sans précédent sur la planète, avec un niveau de la mer qui augmenterait de 5 à 10 mètres. Autrement dit, tous les calculs du projet pharaonique de Didier Robert ne tiennent plus la route, car ils se basent sur une estimation de 0,5 mètre. Selon Radio Canada, les prévisions sont encore plus pessimistes.

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Ce projet est manifestement insuffisant pour faire face à la montée inévitable du niveau de la mer. Une alternative est nécessaire, et il faut arrêter le gaspillage le plus vite possible.

Le dernier projet de rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) fait une projection particulièrement inquiétante de l’avenir de la planète et de ses résidents.

Le rapport, dont un résumé a filtré dans des médias mardi, indique qu’il y aura des changements sans précédent sur la planète, allant du niveau des océans, qui pourrait augmenter de 5 à 10 mètres, à l’augmentation de leur acidification.

La fonte de la couche de glace du Groenland va s’intensifier, contribuant à la montée des niveaux des océans. Les chercheurs prévoient que 20% de nos émissions de dioxyde de carbone vont rester dans l’atmosphère pendant des milliers d’années, même si l’humain arrête d’en produire.

Le langage employé par les experts du GIEC est plus fort que celui du précédent rapport publié en 2007.

Le porte-parole du GIEC, Jonathan Lynn, a expliqué dans un communiqué que « le projet de rapport sera probablement modifié pour prendre en compte des commentaires des différents pays reçus ces dernières semaines et sera examiné par des représentants gouvernementaux et des scientifiques lors d’une réunion de quatre jours fin septembre avant d’être approuvé ».

« Il est donc prématuré de tirer des conclusions de ce projet de rapport », souligne-t-il.

Mais d’autres chercheurs comme le directeur du Centre des sciences de la Terre à l’Université de Pennsylvanie, Michael Mann, disent craindre que la version finale soit plus édulcorée.

« Les scientifiques qui participent à l’élaboration du rapport du GIEC pourraient craindre, s’ils sont trop brutaux quant aux impacts futurs du réchauffement, de déchaîner les attaques des climato-sceptiques », dit-il. « Je pense que ces pressions, couplées à la réticence naturelle des scientifiques à tirer des conclusions trop tranchées, font que le rapport final du GIEC pourrait minimiser le facteur humain dans le changement climatique », craint ce climatologue.

  Source Radio Canada

Ce que dit la Région : 0,5 mètre

« Le Comité des Experts a conclu qu’une surélévation du niveau des mers de 0,50 m pouvait raisonnablement être prise en compte dans l’étude du projet. »


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