Environnement

Il est temps de se concentrer sur les domaines "oubliés" de la pêche

Rapport du PNUE dévoilé à la Conférence de Nagoya

Témoignages.re / 23 octobre 2010

La pêche continentale et son rôle souvent ignoré dans les économies ; les moyens de subsistance ; la santé et développement humain, est mis en vedette dans un nouveau rapport du PNUE.

L’importance vitale de la pêche continentale pour l’alimentation et les revenus des habitants des pays en développement est fortement mise en évidence dans un nouveau rapport du PNUE publié aujourd’hui.
Globalement les rivières et les lacs offrent 13 millions de tonnes de poissons par an, peut-être même 30 millions si l’on tient compte des captures non déclarées.
Cette activité génère 60 millions d’emplois à temps plein et partiel dans le secteur pêche, mais aussi dans d’autres secteurs qui en dépendent tel que le traitement. La moitié de ces emplois sont occupés par des femmes.
Environ 70% des pêches sont en Asie, 25% en Afrique, et environ 4% en Amérique latine. Il s’agit en grande partie de produits consommés à l’échelle nationale, ce qui souligne l’importance vitale de ce type de pêche pour les populations et l’économie des pays en voie de développement.
Ce nouveau rapport, compilé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le World Fish Center, souligne également l’importance des pêches continentales dans l’alimentation et l’apport de protéines, surtout chez les enfants.

Impact des activités humaines

« En plus des protéines, le rôle des pêches continentales dans l’apport de micronutriments, notamment la vitamine A, le calcium, le fer et le zinc, est vital », dit le rapport “Blue Harvest : Inland Fisheries as an Ecosystem”.
« Des études poussées au Bangladesh par exemple ont montré que la consommation quotidienne de petits poissons constitue 40% des apports journaliers de vitamine A et 31% de calcium des ménages », ajoute l’étude dont les conclusions ont été lancées lors de la 10ème Réunion des Parties de la convention sur la diversité biologique, qui a eu lieu à Nagoya, au Japon.
La surpêche soutenue de ces 40 dernières années au niveau mondial et les changements climatiques rapides remettent en cause la viabilité future des stocks de poissons, de même que toute une série d’objectifs internationaux dont les Objectifs du Millénaire pour le développement.
Le rapport cite différentes menaces : l’affaiblissement des débits, la modification des périodes d’inondations saisonnières, la perte d’habitat et des lieux de reproduction causés par des barrages, l’agriculture non durable et la surexploitation de l’eau douce.
D’autres impacts négatifs pourraient compliquer davantage la situation : la construction de route, l’urbanisation, la pollution due aux rejets des eaux usées et le changement climatique.


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