Environnement

Jean-Hugues Ratenon rencontre Véolia Eau

Pollution de l’eau potable dans 6 communes à La Réunion

Témoignages.re / 21 juin 2013

Suite à la recommandation de ne pas boire de l’eau du robinet dans 6 communes de notre île, une délégation de consommateurs, conduite par Jean-Hugues Ratenon, est partie demander des explications à Véolia Eau. Voici le compte-rendu de cette rencontre au travers d’un communiqué de Jean-Hugues Ratenon.

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Jean-Hugues Ratenon « appelle la population à la vigilance et à faire valoir leur droit pour une eau qui protège la santé et non l’inverse ».

« En ma qualité de conseiller municipal de Bras-Panon, j’ai accompagné une délégation d’abonnés de Bras-Panon au siège de Véolia à Saint-Denis sur le problème de la potabilité de l’eau à Bras-Panon.

Une rencontre d’une heure et demie a eu lieu avec la Direction de Véolia, représentée par M. Stéphane Laurent, superviseur des installations, M. Philippe Vincent, le chargé de la clientèle, M. Claude Le-Guidec, le Directeur régional.

Nous rappelons que suite à des analyses de l’ARS, des parasites ont été détectés dans l’eau du robinet, ce qui pose un problème de santé publique. Des parasites détectés en mars 2012 et la population avertie timidement seulement fin mai 2013. Nous voulons faire toute la lumière sur cette affaire, définir les responsabilités et obliger le pouvoir à réagir pour une qualité de l’eau digne de ce nom à Bras-Panon, et à La Réunion.

Au regard de cette rencontre et aux dires de la Direction de Véolia, nous pouvons apporter les éléments suivants :

Véolia, dans le cadre de ses rapports annuels, avait dès 2004 averti la municipalité sur les risques encourus notamment à cause de l’absence des périmètres de sécurité.

Pourquoi donc le Maire Daniel Gonthier n’a pas réagi à une obligation d’application de la loi ? Pourquoi s’est-il permis de mettre la population en danger ? Qu’elle est la sanction prévue et que comptent faire les autorités de lois contre de tels agissements ?

La loi dit clairement que les périmètres de sécurité et les prescriptions associées font l’objet d’un arrêté préfectoral de Déclaration d’utilité publique (DUP), qu’en est-il ? (cf. Article L. 1321-1 Code de la santé publique (Loi nº2004-806 du 9 août 2004 art. 56 Journal Officiel du 11 août 2004).
Et pourquoi le courrier en date du 12 juin 2013 que j’ai transmis à Monsieur le Préfet de La Réunion reste sans réponse ?

Constat, la population concernée continue à consommer et à payer cher une eau impropre à la consommation, car la communication des autorités a tendance à minimiser les risques à court et moyen terme pour les personnes qui seront contaminées par les parasites ou autres problèmes si les périmètres de sécurité ne sont pas réalisés en urgence.

J’informe que nous allons continuer nos investigations et que, dès à présent, nous demandons audience à l’ARS et à Monsieur le Préfet de La Réunion.

A défaut d’une aide des autorités publiques sur la mise à disposition de bouteilles d’eau, j’appelle la population à la vigilance et à faire valoir leur droit pour une eau qui protège la santé et non l’inverse. »


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