Environnement

La nouvelle route en mer classée parmi les projets « destructeurs de nature »

Un dossier accablant de France Nature Environnement pour la Région Réunion

Témoignages.re / 23 décembre 2014

L’organisation non gouvernementale FNE (France Nature Environnement) vient de publier une liste d’une centaine de projets en France et dans le monde qualifiés de « destructeurs de nature » ; parmi ces projets catastrophiques, il y a la nouvelle route en mer que souhaite réaliser à tout prix la Direction de la Région Réunion au détriment du peuple réunionnais. Pour faire face à ce grave danger environnemental et financier, FNE appelle à « un sursaut démocratique ».

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Sur la liste et la carte des 104 "projets destructeurs de nature", France Nature Environnement (FNE) cite le projet de nouvelle route en mer à La Réunion.

"De la nécessité d’un sursaut démocratique". C’est en ces termes que France Nature Environnement (FNE) publie sa carte d’"une centaine de projets destructeurs de nature contre lesquels ses militants sont mobilisés". Une seconde carte identifie une cinquantaine de projets respectueux de notre environnement.

"Un processus de concertation en panne"

Selon FNE, les projets d’autoroutes, de parcs d’activités, de barrages ou d’aéroports présentés sur la carte des projets destructeurs présentent "[des] coûts environnementaux largement sous-estimés, quand ils ne sont pas ignorés, et [des] bénéfices sociaux et économiques surévalués". À l’opposé, la carte des projets respectueux de l’environnement présente "des projets pour lesquels la parole citoyenne portée par [FNE] semble avoir été entendue. Ces projets montrent qu’un autre aménagement du territoire est possible".
Dénonçant "un processus de concertation en panne", la fédération environnementale estime que "les difficultés pour mener le « débat public » sur les conséquences environnementales des projets creusent le fossé de l’acceptabilité sociale et conduisent malheureusement à des situations conflictuelles". En conséquence, "trop souvent, les associations n’ont pas d’autre choix que de faire appel à la justice pour lutter contre les dérives de cette pseudo-concertation".

Un gaspillage de l’argent public

Des golfs à l’enfouissement de déchets nucléaires ; des décharges aux pistes de ski... on trouve de tout parmi ces projets déclarés d’intérêt public par des élus locaux et considérés comme inutiles par les contestataires, qui dénoncent la destruction d’espaces naturels ou agricoles et un gaspillage de l’argent public.
Sur la plupart de ces projets, des militants ont engagé des procédures juridiques. Voire occupé les lieux comme dans le cas des ZAD (zones à défendre) comme Notre-Dame-des-Landes, un site occupé depuis 2008, et sur le site du projet de barrage de Sivens, où les confrontations entre occupants et gendarmes se sont soldées par la mort du jeune Rémi Fraisse en octobre dernier.


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