Environnement

La prolongation d’un système défaillant

Marée noire aux USA

Céline Tabou / 3 juin 2010

À l’heure où le monde tente de trouver des alternatives aux énergies polluantes, les États-Unis vivent l’une des plus grave crise écologique du pays. Depuis quarante trois jours, la marée noire dans le golfe du Mexique met le gouvernement de Barack Obama a mal, tant sur la gestion de la catastrophe, que sur les conséquences à venir.

Tout démarre le 20 avril dernier, lorsque la plate-forme Deepwater Horison prend feu et sombre dans les eaux du golfe du Mexique. Près de 1,27 million de litres de pétrole s’échappent chaque jour. Dix jours après la fuite, plus de 55 kilomètres de côtes sont touchées.
Selon le quotidien "New York Times", cité par "Le Monde", BP aurait installé « par souci d’économie, un type de tubage dans son puit de pétrole du golfe du Mexique dont il savait qu’il risquait de laisser fuir du gaz ».

Le début de la crise pour BP

Le gouvernement américain a ouvert une enquête judiciaire au civil et au pénal pour connaître les causes de cette fuite. Le ministre de la Justice, Éric Holder l’a expliqué depuis la Nouvelle-Orléans, « nous avons ouvert une enquête judiciaire au pénal et au civil, c’est notre devoir en vertu de la loi. Nous ne nous arrêterons pas avant que justice soit faite ».
En plus des poursuites judiciaire, BP voit son action chuter. L’action du pétrolier britannique a dégringolé mardi de plus de 13% à la Bourse de Londres. Cet effondrement est dû à l’échec de sa tentative de colmatage de la fuite de ce week-end. La compagnie British Petroleum a perdu près de 18 milliards de dollars de capitalisation boursière en l’espace d’une séance. Depuis le début de la catastrophe, la compagnie a dû faire face à l’effondrement de sa valorisation de plus de 60 milliards de dollars, pour arriver aujourd’hui aux alentour de 116 milliards de dollars.

L’appel à l’aide des États-Unis

Les autorités américaines font appel à l’aide internationale (Pays-Bas, Canada et Mexique) pour des équipements spéciaux, notamment des pompes pour récupérer le pétrole à la surface de l’eau dans le golfe du Mexique. Le commandant des gardes-côtes, l’amiral Thad Allen, a indiqué lors d’un point presse le 1er juin, que « certains équipements dont nous avons le plus besoin en ce moment sont des équipements pour pomper le pétrole. Nous sommes en train d’étudier les propositions étrangères d’assistance ».
D’après les estimations faites par les gardes-côtes, la fuite ne devrait pas s’arrêter avant le mois d’août, a ajouté l’amiral. Et l’arrivée de la saison des ouragans risque de pousser le pétrole brut à l’intérieur des marais de Louisiane et endommager tout l’écosystème.

Céline Tabou


Kanalreunion.com