Environnement

Le bateau amiral de Greenpeace à La Réunion

L’Esperanza au Port les 8 et 9 mai prochains

Témoignages.re / 3 mai 2013

Long de 72 mètres, l’Esperanza jettera l’ancre dans le port-Ouest, près de la base nautique, les 8 et 9 mai prochains. Le navire mène une campagne de surveillance des pratiques de pêche au thon dans l’océan Indien. Le groupe réunionnais de Greenpeace apporte des précisions sur cette mission :

« L’Esperanza, navire de la flotte de Greenpeace, enquête depuis plusieurs semaines dans l’océan Indien sur les pratiques de la pêche thonière dans la région. Un quart du thon consommé dans le monde, généralement en boîte, y est pêché, et l’état des stocks est inquiétant. 
Dans le cadre de sa mission, l’Esperanza fera escale à La Réunion, le 8 mai de 13h à 17h et le 9 mai de 10 à 15h, au Port Ouest, Poste 8, en face du Magasin 80, à côté du club Nautique.
Venez à son bord et rencontrez les bénévoles du groupe local de Greenpeace à La Réunion qui vient de se constituer.
Il est urgent de s’engager pour un modèle de pêche capable de protéger l’avenir des océans et des pêcheurs.
La surpêche est généralisée, et si nous ne faisons rien, d’ici 35 ans nos océans pourraient être vides de poissons. Il faut aujourd’hui pousser les décideurs à choisir entre deux modèles : la pêche industrielle, incarnée par ces thoniers aux pratiques destructrices, et la pêche artisanale qui nourrit le tissu économique et social local et pratique des méthodes sélectives, à plus petite échelle, dans le respect de l’environnement. »

Le groupe Greenpeace-Réunion

Pour dialoguer sur les missions de Greenpeace, et sur le modèle de pêche à défendre pour demain, mais aussi défendre une production d’énergie propre, issue des renouvelables, ou une agriculture durable dans laquelle les pesticides les plus dangereux pour la biodiversité seront éliminés, informez-vous sur les activités que mèneront les bénévoles. 
Par mail : gl.reunion@greenpeace.fr

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Les scientifiques de la CTOI appellent à la modération

Dans la lutte contre la surpêche, la Commission thonière de l’océan Indien (CTOI) prend déjà des décisions visant à préserver notre océan de la surpêche. En voici un exemple :

« En vue de réduire la pression sur les principaux stocks exploités dans la zone de compétence de la CTOI et en particulier sur ceux d’albacore et de patudo, en 2011, 2012, 2013 et 2014, la zone définie par les coordonnées indiquées ci-dessous sera fermée aux palangriers chaque année du 1 er février 00h00 au 1 er mars 24h00 (Annexe 1) et aux senneurs chaque année du 1 er novembre 00h00 au 1 er décembre 24h00 :

- 0 degré-10 degrés nord

- 40 degrés-60 degrés est »

Par ailleurs, le Comité scientifique de la CTOI donne également des recommandations pour préserver la ressource. Il revient ensuite à la CTOI de transformer ses avis scientifiques en décisions.

Dans son rapport de la 16e session de la CTOI, publié à Freemantle en Australie en avril 2012, le Comité scientifique note concernant le thon germon que «  les preuves disponibles indiquent que l’état du stock court un risque considérable au niveau d’effort actuel. »

Sur le thon albacore, sujet à la surpêche en 2008, le comité constate qu’« à l’heure actuelle, les prises annuelles d’albacore ne devraient pas dépasser 300.000 tonnes, afin de garantir que les niveaux de biomasse du stock puissent soutenir les prises au niveau de la PME à long mandate. » Pour l’espadon, « à l’heure actuelle, les prises annuelles dans le sud-ouest de l’océan Indien devraient être maintenues aux niveaux observés en 2009 (6.678 tonnes) ». Sur les marlins et les voiliers, « aucune évaluation quantitative du stock de ces espèces dans l’océan Indien n’est disponible à ce jour. L’estimation de la production maximale équilibrée pour l’ensemble de l’océan Indien est inconnue et les prises annuelles doivent être révisées en toute urgence. » Il en est de même pour les thons néritiques,

quant aux requins, les preuves disponibles indiquent que le stock court des risques considérables si les niveaux de capture actuels sont maintenus. La principale source de données pour l’évaluation (prises totales) est très incertaine et devrait faire l’objet de recherches plus approfondies en toute priorité.


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